La buée bien compacte ce matin qui sort de la bouche et fait des nuages. Des clémentines
avec leur papier autour, beaucoup de prise de vues avec la belle lumière du soleil d’hiver,
toujours les préparatifs de la Sainte-Lucie qui me prennent beaucoup de temps. Une aller
et retour en vélo, les mains froides. Et se dépêcher d’aller retrouver une jeune amie. { ci-
dessous les papiers peints impressionnants de la belle marque australienne Jimmy Cricket,
un peu rétros, très chargés mais très féeriques ! }

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D’autres sablés aux olives et pignons de pin, deux après-midi à coudre au bureau avec
Virg et du bon thé. Un cocktail bleu et un cocktail au goût de tarte tatin. Je rêve que toutes
les coutures de mes doudous qui me prennent tant de temps se défont toutes seules. Le
jazz de Colette Magny dans mes oreilles, une nuit de douze heures. Un peu moins de
motivation pour écrire ici, un peu moins de temps aussi. { ci-dessous un torchon à carreaux
et les jolies choses des Éditions du Paon, petite trousse et gros cahier en dorure à chaud }

Ce matin, juste en bas dans la cour le souffleur de feuilles a commencé à 7h30 exactement.
Un peu malade, je regarde des épisodes de Hé ! Oua oua qui me font rire. J’ai ressorti du
placard de la chambre ma grande boîte à chaussure remplie de vieilles photos. Repensé à
la Lituanie et aux orphelins. Une soirée entre filles sous un plaid avec des sablés au parmesan
et à la noisette. { ci-dessous les photos de Raku Inoue, créatif japonais basé à Montréal.
Il utilise feuilles, brindilles, herbe ou fleurs pour recréer des montages d’insectes très réalistes }

Des fois, je fais un peu brûler le pain le matin, et le soir en rentrant l’odeur est toujours
là dans le couloir. Une pizza avec plein d’éclats de pistache, le faux Freddie Mercury
vraiment pas si mal puisqu’il permet d’écouter Queen pendant deux heures en Dolby©.
Choisir pendant de longues minutes un nouveau criterium de couleur rose et en 0,7mm.
{ ci-dessous mes superbes chaussures montantes en cuir de chez Georgia Rose
fabriquées en Italie et mon manteau qui me fait ressembler à un petit ours }

Un petit bout de manifestation, des tartelettes à l’orange avec des pépites de chocolat.
Écrire une longue lettre, réussir aussi à avancer sur les quinze doudous en préparation
pour le marché de Noël. Ma maman qui m’aide à coudre les boutons. Un trou dans mes
petits gants gris. Et le magnifique calendrier de l’avent de la Grange à Thés, produit par
mes voisines de bureaux. { ci-dessous les photos de l’italien Giulio Di Sturco, basé entre
Londres et Bangkok. Un projet autour du Gange, le fleuve indien sacré }

Des portes ouvertes rigolotes et fatigantes, passer pour une couturière et mon bureau
rempli de gens qui passent. L’odeur des frites à midi devant le collège et ce podcast qui
parle justement de la nourriture de la cantine. Repenser aussi à la peau du lait trop bouilli.
Discuter pendant tout le trajet du train avec un jeune homme intéressé par la sociologie
en croquant ses figues séchées. Parler de nos différentes personnalités et rôles selon les
interactions. { ci-dessous mon chemisier fleuri et les lunettes de soleil à un euro }

Trois petits jours à Grenoble, une fille qui tricote en attendant son train à la gare de
Saint-Marcelin, le vent sur le quai, un peu de pluie. Les vieux amis dans leurs sacs de
couchage, la délicieuse purée de potimarron au goût de beurre, les boules de gomme
à vingt centimes et les mots inventés. { ci-dessous les photos d’Andria Darius Pancrazi,
corse d’origine et installé maintenant à Oxford. Obsédé par les bâtiments de couleur
rose et les ciels pastels et la composition par les lignes }