Une petite coupe de cheveux toute fraîche en revenant de Paris, trois verres de
Beaujolais nouveau et des tonnes de charcuterie. Ce matin, pousser jusqu’à Tarragnoz
sous le soleil et le long du Doubs brumeux pour rapporter du bon pain, à midi un
repas au bureau avec tout le monde. Du travail, du travail. La fin d’une année de
correspondance avec S. via le Courrier de Bovet. Bientôt un nouveau parrainage.
{ ci-dessous le bon Porto Graham’s rapporté du Portugal, le beau chocolat Equador
trouvé à Porto également et un petit carnet gris d’une boutique Flying Tiger }

Publicités

Des kilomètres de couloirs de métro, un chemin qui devient déjà routine et réflexe au
bout de deux jours. Un éclair et deux religieuses, le vernis pailleté de Lou, un immense
frigo et un pommeau de douche qui fait de la lumière. Le chat qui s’appelle Plume qui
vient dormir juste à côté de moi. Repartir de Paris. La dame qui chuchote fort. { ci-
dessous le travail de l’italienne Camilla Ferrari, d’abord attirée par les voyages et
paysages, elle est maintenant inspirée par la photo de rue et les gens qui la compose }

Des tonnes de sushis délicieux préparés par les amis, repartir déjà à Paris, aller
beaucoup plus vite en train, le ciel très bas et tout gris. La caserne, les bonbons au
raisin japonais, les dessins animés. Partir travailler en métro, manger deux fois du
poulet. Croiser la longue file d’attente pour la libraire du Centre Pompidou. 
{ ci-
dessous les jolis petits cadeaux de Nat’ venus de Saint-Etienne jusque dans ma boîte
aux lettres et une petite récolte de divers végétaux d’automne dont le fusain rose }

La pluie du samedi, croiser cette vieille tête de lion en bois en partant travailler une
poignée d’heures au bureau. Un manteau couleur moutarde-oxydée,
le petit dinosaure
jaune qui gonfle dans l’eau.
Je parle de plus en plus, laisse un peu moins de place aux
autres, ai un peu moins envie d’écouter. Trouve un peu moins de sens à écrire ici.
{ ci-dessous le travail du photographe d’origine polonaise Michal Solarski. Inspiré par
sa jeunesse, il documente la vie et l’atmosphère de l’Europe de l’Est, comme dans
ces stations balnéaires autour du grand lac
Balathon en Hongrie }

Partir à Paris avec Najat, le brouillard et le froid du voyage, le soleil à l’arrivée. Un Bò bún
avec Brice, un Airbnb en carton, pas mal de fous rires, les jolis immeubles en brique le long
de la Coulée Verte, pas mal de Earl Grey, un barman gentil qui s’appelle Hani, l’ancienne
salle de bal de l
‘Élysée-Montmartre, GY!BE et les frissons, un double cheeseburger, un mafé
aux légumes, une brioche à la praline, la tombe d’Alan Kardec et les drôles de hasards. 
{ ci-
dessous ma belle bougie en céramique vieux rose qui sent bon la figue et la bouteille du
parfum qui s’appelle Chloé
, avec aussi un ruban vieux rose }

Ma première fois dans l’Antonnoir, le brouillard de la fumée artificielle. Jouer à prendre
l’ascenseur. Ranger, trier mes recettes de cuisine, faire tomber un œuf, enlever le papier
autour des petits suisses. Des chouettes nouvelles séries : Atypical et la drôle de vie
d’un ado autiste,
Please like me les géniales aventures du quotidien de l’australien
Josh Thomas et Search Party, enquête pas si légère menée par une bande d’amis à
New-York. 
{ ci-dessous l’univers de Faber Franco, jeune photographe colombien qui
se met en scène dans ses clichés délicats et parfois étranges }

Le matin en allant au bureau j’ai plein de soleil dans les yeux mais il réchauffe un peu.
Je discute avec l’électricien pendant qu’il travaille, il fait quelque blagues et me dit qu’il
était bon en dessin quand il était jeune. Au cinéma pour le décevant La Belle et la meute
avec mon cousin, sur mon tapis avec Najat nous mangeons des bricks aux deux poivrons.
{ ci-dessous un souvenir de l’été déjà disparu : la tâche ensoleillée crée par la grosse
porte d’entrée de la cour. Et les belles lettres gravées et dorées de la rue Charles Nodier }