Grimper derrière la citadelle. Un chamois qui bondit, la grotte Saint-Léonard, le début
du chemin de croix, beaucoup d’ail des ours dans les sous-bois, la voie romaine, un drôle
d’oiseau à pois avec des couleurs jaunes et rouges, le soleil énorme et orange en train de
se coucher, mes fines mitaines et des crêpes salées au sarrasin. Les toilettes d’Alice au
Pays des Merveilles et la musique des jeunes Psychotic Monks.
{ ci-dessous les photos
du suédois Håkan Strand, des clichés lumineux, calmes et silencieux, une contemplation
poétique du monde en noir & banc }

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Une belle fête à l’ambiance sous-marine et tout le monde en déguisement. Un gros
dirigeable en papier mâché, du mapping vidéo, des poissons découpés, des hublots
lumineux et plein de belles choses à manger. Une pièce de théâtre un peu rigolote avec
des acteurs un peu fous. Pouvoir faire une sieste dans ma chambre avec la fenêtre
ouverte. Les insectes piégés entre la vitre et le rideau. { ci-dessous un bouquet d’hiver
dans une jolie petite bouteille de bière et le paillasson tête de chat qu’il y a aussi à Dole }

Terminer mes machines volantes imaginaires en carton et vieux tissu, les accrocher
au café avec les petites montgolfières. Y passer deux soirs entiers à préparer, décorer.
J’ai des chaussures en tweed, une montre à gousset, un chapeau melon prêté par Virginie
et je me suis cousu une fine
Lavallière blanche. Le soleil est déjà chaud, avec Virg nous
avons réussi à trouver une heure vide en commun pour nous asseoir dehors et en profiter
simplement. { ci-dessous les pots à pois en céramique de l’estonienne
Eeli-Ethel Polli,
ancienne graphiste et désormais basée près de la mer, au Danemark }

Un samedi après-midi assise sur les tapis des bureau à découper, coller, imaginer. Un
rendez-vous dans le café ensoleillé juste à côté. Des étiquettes de pots de miel. Quelques
bières et un joli vernissage sur le thème des cailloux avec le délicat travail du papier
d’Anne Habermacher que j’aime beaucoup. Des falafels dans un sandwich, l’évocation
du Baleinié. Du repos, de la pluie et des bricks aux poireaux fêta curcuma. { ci-dessous
le Halva aux pistaches qui vient de Grèce et sa jolie boîte de conserve colorée }

Réfléchir à un déguisement. Ne pas avoir beaucoup d’idées. Planifier pour moins être
débordée, commander plusieurs carnets lignés. Écouter le bruit de la toute petite grêle
contre les grands carreaux du bureau, observer l’alternance de la pluie et du soleil, les
jeunes qui manifestent. Je ne comprends jamais rien aux gens qui essaient de dire des
choses de loin, juste en articulant silencieusement de façon exagérée et en rajoutant des
gestes. { ci-dessous les photos du japonais Ryota Kajita, qui capture les motifs formés
par la glace dans les lacs de l’Alaska. De belles bulles prises entre l’eau et l’air }

Des lasagnes aux carottes et les oignons qui piquent toujours autant les yeux. Des photos
d’objets blancs pour une future exposition, une ampoule qui manque et un rouge à lèvres rose
bio. Recevoir un colis surprise de Marie que je n’ai même pas encore eu le temps de lire, avec
du shampoing sec dedans fabriqué par ses soins. La soirée Jules Verne qui se rapproche trop
vite, un collage noir & blanc avec une pieuvre et des bottes de pluie. { ci-dessous mon squishy
en brique de lait rose trop mignonne et une crème de jour à la vitamine E The Body Shop }

Un masque de lapin crétin, des vêtements des années quatre vingt. Une série entière
le dimanche sous la couette, faire une pile à l’équilibre précaire sur le canapé pour passer
l’aspirateur. Du soleil puis de la grêle, un chat dans la cour qui fait vraiment un bruit bizarre
le soir. Commencer plein de livres sans les finir, et contempler la magnifique et sauvage
Sibel au cinéma. { ci-dessous les illustrations de la jeune hongroise Anna Kövecses qui vit
dans un petit village à Chypre. De très jolis collages colorés aux formes simples }