Une terrasse de vendredi soir avec un air de plage, le retour des sandales, deux truites
sous plastique. Une longue nuit de sommeil, le ciel qui se couvre et le bruit futuriste des
voitures électriques. Apercevoir la pile de billets de banque dans la gueule du distributeur
et Google Home qui me dit ça marche ! ce matin au lieu de son sempiternel d’accord.
{ ci-dessous le travail du grec George Marazakis, qui photographie des paysages et
témoigne de l’effet dévastateur de l’humanité sur son environnement }

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Hier soir pendant la cuisson de ma soupe, penchée à ma fenêtre, j’ai remarqué pour
la première fois une girouette sur un toit du centre diocésain. Elle a une flèche d’un côté
et de l’autre un ange qui joue de la trompette. Les vieux copains réunis au café du bureau
pour un concert, la caravane dans la cour, en bas. Un nouveau pin’s ringard qui promeut
internet et un livre sur l’architecture social-moderniste en Roumanie et Moldavie. { ci-dessous
un peignoir jaune à plumes et un gâteau au yaourt dans le moule rond trouvé à la Recyclerie }

Des jeunes garçons avec des permanentes, un gratin de chou-fleur, le magique concert
de Bertrand Belin samedi et ses super musiciens. Le tee-shirt de la batteuse. Rire sur le
chemin du retour, s’arrêter voir Laurent, rester un peu plus longtemps que la fin. Une
manifestation presque ensoleillée avec des drapeaux arc-en-ciel, jouer à la vendeuse
à la recyclerie et un bouquet d’oignons nouveaux. { ci-dessous les photos de Henri Prestes,
passionné de cinéma, il raconte des histoires dans ses clichés remplis de mélancolie }

Soleil, grand vent. Encore sur un nuage. J’ai vu un monsieur perdre sa casquette, en
bas, sur le parking depuis ma fenêtre de bureau. Un sandwich au surimi au bord du
Doubs, de l’
anthropomorphisme avec les oiseaux. Un premier film magnifique sur
l’apprentissage et la construction, plein d’émotions simples et de vie. Un thé vert en
terrasse avant de reprendre le travail en soirée. { ci-dessous des pulls verts et les
poupées-russes-animaux, avec aussi le savon et shampoing fabriqué par Marie }

Un vendredi soir inattendu et un week-end entier un peu magique. Le match de Roller
Derby d’Elsa, Sergio qui est revenu, la pluie qui ne s’arrête pas. Le très vieux vendeur de
vélo et son stock bordélique, les légumes rôtis, le fraisier d’anniversaire, le rock’n roll à la
gare d’eau avec le soleil qui chauffe le dos, Virginie et ses copines, et un des deux tout
petits jumeaux dans sa grande double poussette.
{ ci-dessous les jolis petits animaux
crées par la japonaise
Tsubasa Kuroda, fabriqués avec la technique du pompom en laine }

J’ai réussi mon caramel du premier coup. Mais il est vraiment difficile à travailler. Mes
parents sont partis randonner pendant un mois entier en Irlande, avec Virg on parle de
bungalow au bord de la mer sans trop savoir comment s’y prendre vraiment pour avoir
de chouettes vacances. J’ai cueilli un petit bout des fleurs roses d’un des arbres de la
cour, il est déjà en train de sécher sous une grosse pile de livres. { ci-dessous ma mini-
bouteille d’eau jaune en plastique qui rentre dans mon sac et un petit haut fleuri }

Partir au petit marché bio et revenir avec un gros pain aux graines, de l’ail nouveau, un
petit chou-fleur et le dernier mesclun de la saison. Faire un détour par le caviste pour choisir
encore du vin délicieux à ranger soigneusement. Rôtir les légumes. Travailler encore un jour
férié, être absolument toute seule dans le grand bâtiment vide, même les rues étaient vides.
{ ci-dessous le travail du photographe d’architecture Sébastien Siraudeau qui a crée cette
série pour les 50 ans de la station balnéaire de la Grande Motte imaginée par Jean Balladur }