Faire chauffer le beurre pour en faire du ghee. Un bilan sanguin, des petites bandelettes vertes
pour contrôler le pH, du fer, du magnesium et de la vitamine C. Aller au cinéma toutes les semaines,
un long plateau en céramique cassé, un coffre blanc et des siestes. Des bougies d’anniversaire
colorées, teindre les cheveux de Suzanne en violet et me fabriquer une fine ceinture en tissu. Le départ
à vélo jusque dans la Drôme, le long du Doubs, de la Saône puis du Rhône. Retour dans un mois !
{ ci-dessous deux jolies tasses du matin, la plante de la chambre et des trousses cousues main }

Revoir Houda et boire du vin blanc, préparer des club-sandwichs pour un pique-nique
du midi, des poules qui ont soif, des crevettes marinées et des confettis. Charger la voiture
et partir camper à Morteau, les nuits froides, les touristes du saut du Doubs, une friture, des
moulins souterrains, le train Suisse, le lac de Neuchâtel et les gorges magnifiques de l’Areuse.
Avoir envie de faire du pédalo. Tremper les noisettes une nuit dans l’eau, boire du jus de citron
et préparer le départ proche à vélo. { ci-dessous les forêts gelées de l’allemand
Heiko Gerlicher }

Faire un collage avec des poissons pour maman. Partir à Dole, porter un masque dans
le train. Aller regarder Lou et Nino jouer dans l’eau au barrage, choisir trois très beaux
tissus pour des robes. Revenir, accueillir Elsa, discuter dans le jardin puis descendre
manger indien. Pédaler jusqu’à Chalèze, arriver pour le dessert, nager un tout petit peu
et rire dans l’herbe en pente. Les avions qui passent, pas haut. Un repas sénégalais à
Velotte. { ci-dessous des muffins pommes caramélisées et une trousse cousue main }

Un peu plus de vent pour aller chercher mon vélo avec des freins neufs, crever un pneu en
rentrant hier soir. La fête à Hôp dans la cour, plier le fanzine et faire un petit puzzle avec une
petite Lou, Sacha et Tim. Des grosses bruschettas aux aubergines, la piscine juste à côté de
chez moi avec presque personne. Nager le vendredi matin puis le dimanche après-midi, juste
avant la fermeture de l’été. Aller voter en déposant un grand rouleau de papier brun au bureau.
{ ci-dessous les froides photos de Martin Cox, ce que la neige laisse entrevoir du paysage }

Un repas du dimanche dans le jardin. Monter un petit fanzine pour Hôp Hop Hop, rédiger
un inventaire comme Prévert et faire un collage. Laisser mon vélo en révision à Velotte et
rentrer à pieds sous le soleil très chaud. Déjà laisser les volets fermés pour la journée en
allant travailler. Une petite robe verte avec plain de cœurs blancs, Une série drôle et
loufoque, (presque historique) sur Catherine II de Russie. Et juillet qui arrive. { ci-dessous
les carnets Moleskines pour noter mes rêves et les portes-savons jaunes et bleus aussi }

La pile de caisses de bouteilles du brassin 52 qui attend dans le couloir, les nouveaux
grands rideaux blancs, le dénoyauteur de cerises. Des lunettes de soleil à ma vue, qu’il
faut enlever et remettre. Marcher quinze kilomètres le dimanche puis acheter des vraies
baskets. La manif, le lourd soleil qui se transforme en orage. { ci-dessous la superbe série
du taïwanais
Bo Wen Huang, parti dans une ancienne usine désaffectée au cœur de la forêt.
Une atmosphère bleutée et silencieuse, le désordre et la nature qui reprend ses droits }

Tomber au hasard d’une petite marche de quartier, comme au temps du confinement,
sur un muret plein de magnifiques passiflores. Tracer un petit plan du salon à l’échelle
1/30e, découper les petits meubles dans du papier, les bouger pour tout changer. Revoir
en riant Cuisine et dépendances, commander des sushis, une énorme brioche au four, et
une galette comtoise. Rentrer fabriquer des nems et manger tard. { ci-dessous la papeterie
de Monsieur Papier et les fleurs de Spirée du Japon du mois d’avril, devant la maison }

Partir à travers la campagne le long de la Loue, aller voir un canapé bleu canard vieux
d’un siècle, goûter au bord de l’eau, être dehors pour le coucher du soleil tous les soirs,
préparer des pique-niques, rendre les clés, une envie de sac d’été en paille, une banquette
convertible jaune moutarde, un essai de rouleaux de printemps, mes cheveux courts derrière
ma tête et retourner en terrasse pour un thé au soleil. { ci-dessous les photos de l’allemand
Ludwig Rauch, des clichés foisonnants, qui oscillent entre peinture et photographie }

Pédaler le long du Doubs sans bateaux jusqu’à Dole, puis Seurre. Retrouver famille et
amis, rencontrer la mini Charlotte aux yeux bleus qui m’a beaucoup souri, entendre le
croassement des grenouilles, barbecue, fraises, Mölkky, légumes d’été, écluses, oiseaux,
pique-niques, un long et beau week-end pour revivre. Terminer le déménagement, retrouver
les copains de l’asso Tinternet, chercher une méridienne. { ci-dessous la jolie plante Séneçon
de Rowley qui pousse au soleil et mes nouvelles sandales en cuir un peu mocassins }

Partager en deux la première fraise du jardin avec un très bon parfum, aller chercher
plein de sushis, recevoir un coup de fil de Déborah Dupont, la libraire de l’émission
On va déguster, pour la commande du très beau livre Le pain, de la terre à la table de
Christophe Vasseur. Un premier bouton de moustique aussi. Camper deux jours dans
l’appartement quasiment vide, le rendre propre. { ci-dessous les photos du canadien Ian
Brown
, un travail d’anthropologie urbaine dans les rues de la ville sinistrée de Detroit }