Me lever plus tôt que le soleil. Grimper aux grottes avec virg pour un pique-nique du
midi, un carpaccio d’ananas, des chaussures suspendues dans un arbre, un rêve de
piscine d’éléphanteaux. Mettre des notes aux différents pains du marché, écouter les
jeunes en short du dernier album de Lysistrata que Ra
² m’a envoyé. { ci-dessous les
photos du français Ludwig Favre, qui fait un très beau projet sur les piscines de Paris.
Architecture étonnante, couleurs pastels et à la lumière blanche }

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Partir en laissant les fenêtres ouvertes. Un aller-retour à Dole pour voir Mimi & Megumi,
beaucoup de soleil, mes nouvelles Kickers à poils et mes nouvelles bagues dorées.
Retrouver Pierre & Noélie, un peu de vin rouge, une cuisine jaune, une cour bleue et un
chat roux. Le dernier Bacri, la place de ciné beaucoup trop chère. Des belles boites de
sardines au marché couvert comme au Portugal mais pas de noix fraiches. { ci-dessous
l’été qui revient à Besançon et une veille affiche du côté des Prés-de-Vaux }

J’ai échangé le vendredi avec le samedi. Une longue journée seule au bureau pour
pouvoir avancer, une pause au soleil face au Doubs à midi. 
Je n’aime pas être pressée
de choisir vite mon pain à la boulangerie. Je rigole beaucoup avec les vidéos de Studio
Danielle. Je me souviens que quand j’étais étudiante je n’avais pas internet, il y a dix ans.
Je lisais un livre par semaine. 
{ ci-dessous le travail du street artiste catalan Javier de Riba,
qui peint les sols de lieux abandonnés au pochoir et à la bombe pour imiter les carreaux
de faïence traditionnels du Portugal et de l’Espagne }

Des petits bouts de soleil dans les yeux, l’odeur de la grenade, le matin sous la douche.
Un thé noir au goût de champignon. La peau de mon nez. Depuis cet été je porte un parfum
qui s’appelle Chloé. Le flacon est beau, je ne sens plus le fruit comme d’habitude, j’ai
l’impression d’être plus grande. Je planifie mes journées, j’ai déjà envie de nouvel agenda.
Le soir, j’écoute Crime et Châtiment en livre audio pour m’endormir. Ça marche bien.
{ ci-dessous sablés au citron et graines de sésame noir et mes bracelets dorés & bakélite }

Manger beaucoup de viande chez Damien, rentrer tard dans le froid humide. Dormir à
peu près tout le reste du week-end, remettre à demain. Écouter la petite Josette d’Anne
Sylvestre, un des vinyles de notre jeunesse. Se rappeler aussi les balades du dimanche
au kiosque du parc de Fesches-le-Châtel, chez Charlotte & Mathilde quand on était petites.
Penser au crayon que l’on appelait « jaune-orange » et qui servait pour la couleur de la peau.
{ ci-dessous les illustrations de Kirsten Beets, née à Cape Town en Afrique du Sud la même
année que moi. Une peinture à l’huile moderne et parfois très graphique }

Du riz et des pleurotes au chaud. Une chute à cause d’une terrasse en bois mouillée,
des bleus aux genoux et les égratignures qui grattent. Un peu de pluie, un peu de soleil,
l’odeur de l’herbe coupée. Le fil du chargeur qui fait un nœud de huit et un répondeur
qui donne des informations sur la Catalogne. J’ai trouvé des pasteis comme au Portugal
à la boulangerie de Tarragnoz ! { ci-dessous le mur menthe du bureau et mon présentoir
doré – la sauge qui sent bon, plantée par Marta sur la terrasse }

Le ciel était rose, ce soir. Le soleil déjà couchant en rentrant chez moi. Le linge qui ne
sèche pas malgré le chauffage déjà un peu allumé. Le Porto rapporté de voyage et le
petit fromage au poivre du marché bio juste en bas du bureau, les langues de chat du
Portugal qui ont le gout du pain d’épices. Une belle histoire d’une fille et son papa russe
sur Arte radio. { ci-dessous Airpixels alias Tobias Hägg, photographe suédois au compte
Instagram ultra suivi. Vues aériennes fascinantes et beauté des couleurs }