Une robe avec de toutes toutes petites étoiles jaunes et blanches, un cocktail qui s’appelle
Mireille, un riz cantonais. Je prépare mon déménagement de bureau, j’essaie de me projeter,
d’organiser. Je vais être toute seule dans une jolie pièce carrée dont je peux faire ce que je
veux. Avec une drôle de grosse fenêtre en demi-cercle. { ci-dessous encore un livre rapporté
de Varsovie, les psaumes illustrés de la poétesse polonaise Julia Fiedorczuk et une figurine
de Staline de très mauvaise qualité trouvée en boutique souvenir pour touristes }

Publicités

Je relis Milan Kundera. Une édition de poche chez folio achetée au début des années
2000. À l’époque j’avais lu ses livres les uns après les autres, dans mon petit studio du
vieux Lyon. Ça me plaisait beaucoup et je notais énormément de phrases en les prenant
comme des vérités. Je tombe aussi sur des morceaux d’Amnesiac et c’est drôle parce
que c’est un album que j’écoutais en boucle à la même époque. { ci-dessous les spec-
taculaires photos de l’anglais Jimmy Nelson, qui répertorie avec passion et profusion
les communautés ethniques des coins les plus éloignés de notre planète }

Toujours aussi difficile de faire des choses le lundi soir. Un lever très tôt samedi pour Dijon,
des discussions sur la réinsertion post-carcérale et l’évocation du programme Respecto mis
en place en prison. Vers midi, nous avons pris le chemin du restaurant par groupe de deux.
Sylvie, tout en me racontant comment se passe sa récente correspondance, a sorti un petit
peigne et s’est mise à coiffer ses cheveux courts assez rapidement, avant de le ranger dans
son sac. { ci-dessous les belles cartes représentant les villes polonaises et un beau livre
d’illustration trouvé au musée musée d’ethnographie de Varsovie : Puste Miejsce Przy Stole }

Premier spectacle de la saison, sous un tout petit chapiteau rouge. Une échelle, des
circassiens aux très jolies chaussures en cuir, avoir un peu peur pour la voltigeuse en
costume de singe bleu. Un beau duo d’hommes-orchestre avec tout un tas de clochettes
à vache, des violons et une guitare à deux manches. Un éléphant qui prend forme en se
gonflant et un grand clown qui s’appelle Bonaventure. Une vraie cloche énorme qui sort
littéralement du sol et le glas qui résonne à la fin, impressionnant. Le jeu des cordes.
De belles idées visuelles et le rire spontané de l’enfance. { Compagnie du cirque Trottola }

J’ai reçu mes nouvelles lunettes, elles sont toutes petites et espagnoles. Pas totalement
rondes. Je vais essayer de les mettre souvent. Je suis allée chercher ma nouvelle carte
d’identité, la dernière avait dix ans, un souvenir de Saint-Etienne. Je regarde le triste et
drôle Kidding, Jim Carrey à nouveau filmé par Gondry. J’ai cru que la sœur de Mr. Pickles
était l’actrice de Better Things, mais pas du tout. { ci-dessous les photos du parisien
Julien Magre, une collection de
plus de trois cents clichés argentiques réalisés à partir
de 1999, documentant son quotidien, sa famille, de manière très poétique et personnelle }

Un samedi matin studieux à chercher longtemps des idées, un film qui fait peur dans la
forêt suédoise. Le restaurant chinois avec Xavier et Damien, la nuit autour. Une veste rigolote
comme un gros doudou marron, qui tient bien chaud. Un dimanche à ne rien faire à deux,
juste des crêpes, le canapé et des documentaires. De la place sur ce canapé. Croiser
Virg par hasard en famille, lui donner mon téléphone rose. { ci-dessous la belle collection
de vernis vegan « green » de chez Manucurist et le raisin rouge du mois de septembre }

Des Ricolas à plein de goûts, des kiwis sans poils. Beaucoup de chaussures et du très
joli cuir. Une toute petite pluie du matin, des litres de soupe, des courgettes jaunes et
l’ongle du pouce un peu abimé à cause des heures de décorticage de noix. Déjà envie
d’allumer le chauffage, déjà. Les heures gelées, se réfugier sous la couette{ ci-dessous
le travail du canadien Brendan George Ko, un conteur visuel qui utilise la photo comme
mémoire des lieux, voyages et rencontres à travers l’Amérique }