Se lever tôt et partir à pieds à la gare, écrire plusieurs lettres à Dole sur la grande table à
manger avec les rayons du soleil. Un bon repas en famille, une ballade dans les rues et voir
Dominique A en vrai, le soir. Écouter religieusement tous mes morceaux préférés, observer
l’énergie, rentrer dans la nuit. Repartir le lendemain matin et faire une autre ballade, autour
de Besançon, grimper pour avoir le soleil jusqu’à la fin, jeter des pommes de pin au chien
Pirate, découvrir des petits sentiers, des jolis terrassements, rapporter un bouquet sec.
{ ci-dessous une tasse avec des chats dorés et ma lampe de luminothérapie au bureau }

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Deux soirs dans les salles de cinéma. Seule, devant, comme j’aime. Une intime conviction :
la reproduction très bien réalisée d’un procès en Cour d’assises, la performance de Laurent
Lucas et Olivier Gourmet, les mots pour convaincre, la présomption d’innocence, la rumeur,
la différence entre juger et rendre la justice. Et ce qu’il nous reste de la révolution : vivre avec
ses désillusions, trouver du sens, malgré tout. { ci-dessous les très belles photographies de
voyage du parisien Vincent Bousserez, qui joue avec les échelles et les perspectives, le vide }

Écouter Anne Sylvestre un peu avant de partir tenir la recyclerie, en bas de mon bureau.
Attendre en essayant une perruque ou une veste, discuter longtemps avec les quelques
passants qui achètent des bricoles : bijoux, chemises ou jeux. Le temps qui passe vite,
finalement. La soirée au café au-dessus, l’ardoise, beaucoup d’amis. Et l’expo fantastique
de Benoît Huot, la route de Gray, le château, les magnifiques détails des démons. { ci-
dessous ma ceinture bien trop grande et le calendrier des thés de décembre dernier }

Voir enfin quelque chose de satisfaisant visuellement au théâtre.. mais trouver quand
même le temps un peu long avec ce bordel sovietico-cosmique. Moujiks, satellites,
chants russes, soudure, fumigènes et guitares saturées. Jouer à la conseillère bancaire
derrière mon bureau pour un thé du matin avec Virg, des petits beignets et une petite
montagne de bretzels. { ci-dessous les photos de l’autrichien Daniel Gebhart de Koekkoek,
entre calendrier sur la vie secrète de alpagas, tyroliens et chats volants }

Damien qui passe à l’improviste pendant que je suis chez Virg, installée peut-être pour
une des dernières fois dans son canapé. Des litres de thé et deux petites bières. Une
salade vraiment géante avec des lentilles, de la betterave, de la mâche et de la feta.
Terminer The Bisexual et les difficultés de l’amour en français faute de mieux. Essayer
de maquiller un peu mon œil. { ci-dessous la belle bougie à l’odeur fraîche de chez
Skandinavisk offerte par Fanny et les belles boucles dépareillées de ma maman }

Un début de blind test et un cocktail rose pâle avec du gin. Du pain d’épice grillé
pour le goûter comme quand j’étais petite. Un motif géométrique et volumique avec
deux teintes de scotch rose différent, les souvenirs de Singapour, il y a pile deux ans
et beaucoup d’arnica. Une série sur le Rwanda avec la drôle d’actrice de Chewing-gum,
la flemme du lundi. { ci-dessous les clichés du photographe allemand Michael
Schlegel, des paysages souvent gelés en noir & blanc, fascinants }

Encore deux colis de chaussures et beaucoup beaucoup de mouchoirs. J’aime suivre
à nouveau la vraie-fausse vie de Valeria Bruni Tedeschi au cinéma. L’été, la mer, les histoires
de famille, deux sœurs qui chantent en italien et le beau jardinier aux cheveux blancs qui
a pris la foudre. J’écoute ce magnifique morceau de Mutual Benefit en boucle. { ci-dessous
le joli petit pulvérisateur reçu à Noël de la part de Fanny pour prendre soin de mes plantes
et la gravure d’Aurélien Benoist offerte par ma maman, encadrée de blanc dans ma chambre }