La nuit qui tombe vite, un Mont d’or, une raclette, une soupe de courge Butternut.
Travailler, encore. Partir loin vers les Mille étangs, le soleil, les couleurs de l’automne.
Des forêts de fougères, les reflets dans l’eau, la terre noire et humide, des moutons,
des chênes, du raisin et des champignons. Croquer du malt et écouter la bière qui
fait des gros glouglous dans la cave. { ci-dessous une nouvelle plante, à droite, dont
j’ai oublié le nom, et la pile de Pagnol, que je n’ai plus le temps de lire }

Publicités

Un rêve de marée haute qui emporte mon bureau, avec mon ordinateur qui flotte. Des
sushis, une commande de maquereaux et saumon grillé au miel irlandais, de nouveaux
draps jaunes, plein de légumes et du pain à la châtaigne. Une punaise dans mes collants,
puis une autre, morte, sous moi sur ma chaise de bureau. La perspective, enfin, d’un week-
end sans travail. { ci-dessous les photos de Patrick Wack, né en France et installé à
Shanghai depuis 2006. Une approche documentaire et contemplative de la Chine }

Sortir les gros manteaux chauds, les emmener au pressing. Attendre avec impatience
le chauffage au bureau, tomber sur un pull en léopard tout doux mais un peu court. Ne
plus avoir le temps d’aller au cinéma, manger du raisin, acheter deux nouveaux thés bio
dont un vert délicieux aromatisé à l’ananas et à la fraise. { ci-dessous la fameuse photo
argentique au Holga de la Romanche dans la vallée de Belledonne, et ma belle sonnette
vintage trouvée en vide-grenier qui a malheureusement disparu avec mon vélo }

La pluie qui n’arrête pas, les musiques de Miyazaki dans toute la maison. Virg et François
à la recyclerie, enlever les maillots de bain pour placer de gros pulls. Essayer une robe vert
foncé trop étroite et repartir avec un gilet bleu marine en laine d’agneau et des manches
chauve-souris. Des lasagnes aux légumes, deux recettes de cookies différentes et une
soupe au céleri. { ci-dessous les photos du jeune photographe d’origine franco-arménienne
Alexis Pazoumian, qui voyage de la Sibérie à La Nouvelle-Orléans,
sociétés en mutation }

Le froid la nuit, et au bureau aussi. Les nombreux coups de fils, le travail jusqu’à tard.
Accompagner Virg, prendre le tram, poser des questions. Rentrer sous le soleil et faire
traîner le début d’après-midi. Un spectacle déroutant et drôle dans un chapiteau avec
un parquet. Un finlandais qui devine des choses et des dégustations de faux vin rouge
et de bonbons mystères. Un grand bocal de biscuits aux noix de cajou. { ci-dessous le
requin gris trouvé à la brocante pour ma collection et un coquillage rapporté de Bretagne }

Un dossier qui déborde sur le week-end, mon vélo disparu, un nouveau bleu avec des
suspensions et un panier à la place. Partir voir ce drôle de Flavien Berger sous la pluie,
rire et danser sous le parapluie, rentrer tôt, éviter les flaques. Partir en train à Dole, travailler,
revenir à vélo sous le soleil du dimanche, pédaler dans le vent, glaner quelques noix, les
décortiquer avec patience ensemble. Finir les quinze derniers kilomètres en attendant un
train sous la pluie fine, avaler une soupe de ravioles. { ci-dessous les clichés mystérieux
du jeune autodidacte polonais Lukasz Wierzbowski qui photographie ses nièces }

Un gros rouleau de scotch transparent, trois nouveaux feutres : un vieux rose, un
bordeaux et un vert kaki. De nouveaux podcasts qui racontent des histoires, une petite
jupe noire dans les affaires d’Elsa, avec des poches doublées en pied-de-poule turquoise.
Travailler jusqu’à tard, éviter la pluie. La respiration d’un petit hérisson qui dort, en plein
jour juste derrière la grille. { ci-dessous le portrait d’une inconnue trouvé à la brocante des
Chaprais, prise par un photographe bisontin et un livre jeunesse écrit par Christian Oster }