Tenter de nouveaux collages, des transferts qui marchent plus ou moins bien, allonger
les jambes d’un cheval avec mes ciseaux et ma colle et chercher un crayon orange très
foncé au dernier moment. Préparer mon stand de marchande avec les jolies choses,
accueillir les gens et essayer de continuer à couper-coller dans mon bureau. { ci-dessous
les cartes de vœux éditées pour le marché de Noël de la Sainte-Lucie à Hôp Hop Hop,
mon joli lieu de travail. Et les nouvelles guirlandes de bateau préparées exprès. }

Recevoir des mails destinés à une homonyme suisse, décider de lui écrire une carte.
Plier des sapins blancs comme à Dole l’année dernière pour faire joli au marché de Noël,
préparer mes petits trucs à vendre. Un peu de temps au ciné, le dernier Guédiguian qui
rend triste et une histoire intrigante sous forme de puzzle entre la Lozère et Abidjan. Un
rêve avec une allée d’arbre et un tapis de feuilles mortes toutes jaunes { ci-dessous les
fruits et légumes verts regroupés ensemble et le nouveau linge de bain bleu marine }

Le froid sec, puis la pluie et le vent et un nouveau dentiste. La décompression après le
vernissage, le corps qui freine le rythme, pliée au fond du lit. Rater le repas de Noël avec
tous les résidents et les petits cadeaux fabriqués, mais boire du vrai vin chaud le lendemain
chez les lorrains. La manif, la recyclerie, du chou farci, une belle table de chevet avec de
faux tiroirs en bois et le pouce qui se referme tout doucement. { ci-dessous les photos de
Lucia Fainzilber basée à New York. Elle aborde la photo culinaire par l’angle de la teinte }

Le rythme qui s’accélère, les deux jours du week-end à travailler pour être prête.
L’accrochage un peu compliqué, chercher un cadre blanc au dernier moment, se
retrouver à boire une triple karmeliet au milieu d’une zone commerciale à la nuit
tombée. { ci-dessous mon affiche pour la nouvelle exposition collective des résidents
de Hôp Hop Hop. Vernissage ce soir, j’y expose six collages fraîchement crées qui
illustrent quelque uns de mes rêves, consignés dans des carnets depuis 2014 }

Le vent doux cette semaine, puis la pluie revenue qui trempe tout et la lumière presque
éblouissante ce matin au réveil. S’autoriser à traîner un peu avant de retourner au bureau,
sans arrêt. Créer, penser, organiser. Jouer avec du papier carbone bleu et du médium de
transfert, ressortir les pinceaux, la colle et les ciseaux. Décembre qui est presque là, déjà.
Le temps qui passe quand on est occupé, la désagréable musique diffusée dans les rues.
{ ci-dessous les photos de Boway Young, né en Chine et maintenant installé à Londres }

Un rêve de sortie scolaire avec Félix. Pas le temps de le noter dans le carnet jaune.
Pas le temps de manger, pas le temps d’aller au cinéma. Une coupure en demi-cercle
dans le gras du pouce, beaucoup de pansements. Prendre conscience des choses
qu’on fait avec la main gauche, par habitude. Ressortir la lampe de luminothérapie
au bureau en ces jours de ciels gris et de fatigue { ci-dessous une gravure trouvée à
Dole d’Aurélien Benoist et une jolie fougère rapportée du plateau des mille étangs }

Un rêve avec Suzanne qui conduit un camion décapotable aux couleurs pastel et Chloé
qui vient me demander de le lui raconter dans sons micro pour l’exposition de décembre.
Se fabriquer un masque de chat en carton, papier, scotch et coloriage pour la soirée
magnifique d’Alice au pays des merveilles. Réparer mon vélo crevé, visser une béquille,
un cake avec un peu de cognac. Lire des BD au lit. { ci-dessous les photos du grec
Petros Koublis, des paysages oniriques et picturaux à l’ambiance calme et reposante }