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À LA MAISON + LE BLOG

Un vrai chat noir qui s’appelle Jean-Paul, un faux teckel imaginaire qui s’appelle Ernest
et me suis partout, un rêve de hamster qui peut sortir de sa cage trop facilement. Un adolescent
perché sur un mur, le goût du pain un peu acide que ma grand-mère achetait. Bruler des
croques-monsieur, acheter plein de noix fraîches. { ci-dessous ma nouvelle plante et une
jolie petite bouteille de bière de chez Brewski, brasserie suédoise aux étiquettes dessinées }

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En ce moment j’entends le morceau Master Blaster de Stevie Wonder partout. C’est
mon tube de l’été.
Il y a un nid de petites guêpes charpentières sous le toit juste à côté
de mes deux fenêtres. Elles se trompent et rentrent chez moi, je passe mon temps à les
guider pour ressortir en leur demandant de ne pas revenir. Je rêve souvent de Lusans,
le village où j’ai grandi. J’ai aussi rêvé que je perdais deux dents de devant. { ci-dessous
les beaux légumes d’été du panier et ma nouvelle bouteille d’eau écologique Gobi }

Apprendre l’existence du mot « poplité » pour désigner le creux du genou. Retourner
manger une délicieuse pizza au même endroit. Aller se baigner deux fois dans la Loue,
plus fraîche près de sa source. Bronzer un tout petit peu, croiser un poisson mort,
collectionner les feuilles qui flottent et faire des retouches de vernis rouge. Un punch
sucré pour la fermeture du bar du Barbu, du melon, du Porto, des tomates du jardin
et une salade de pâtes avec beaucoup de choses dedans. { ci-dessous ma jolie boîte
à cookies trouvée chez Søstrene Grene et les belles couleurs des salades d’été }

Travailler le premier jour du mois de mai parce que je fais comme il me plait. Aller
marcher quand même une heure entière en fin d’après-midi à travers la verdure. Une
nouvelle arrivante à l’atelier pour occuper l’espace libre, une grosse playlist de folk.
Essayer de trouver mon pire et mon meilleur souvenir.. ne pas y arriver, ou ne pas en
avoir vraiment envie. { ci-dessous une fougasse au fromage de chèvre fabriquée avec
la levure qu’il me restait, avec aussi du miel et les feuilles du basilic de la fenêtre }

Le monsieur derrière moi au cinéma qui commente tout à voix haute et fredonne à la
fin sur la reprise de Bashung. Je ne sauverais que la première scène de Place Publique,
Bacri se trémoussant maladroitement sur Kenny Arkana. Je me réveille naturellement
du plus en plus tôt, avant la sonnerie. Le curcuma de mes recettes rend jaune tous mes
récipients. { ci-dessous les pousses que m’avait donné Marta avant l’hiver et qui com-
mencent enfin à grandir, et un délicieux bol de brocoli rôti à l’ail et au parmesan }

Des éclaircies qui réchauffent, le retour des terrasses et la réserve habituelle de bon
pain. Un peu marre de manger des poireaux et des carottes. J’ai racheté des petits
granules d’homéopathie pour la première fois depuis longtemps, je regarde les beaux
portraits du réaliste américain Robert Henri. J’ai croisé Fanny par hasard avant de
rencontrer la toute petite Nina dans sa poussette. Je regarde par curiosité des vidéos
de singes qui mangent une banane.. { ci-dessous les bons biscuits au pralin qui
croquent et ma valise de Noël couleur bleu metal pour prendre l’avion }

J’attends les moments sans pluie pour sortir mon nez dehors. Je scrute la fenêtre. Je rêve
que j’emprunte une moto, que je sais la conduire et que je roule longtemps. Je rêve aussi
que je rencontre Hayao Miyazaki par hasard en vacances et que je discute un peu avec lui
et son petit fils très souriant. 
J’écoute Blackbird en boucle, chantée par Paul McCartney.
J’essaie de la fredonner un peu{ ci-dessous ma toile cirée jaune et kitsch trouvée sur
Articopop et Le Féminisme expliqué et illustré à la petite Bédéthèque des savoirs }