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À LA MAISON + LE BLOG

Travailler le premier jour du mois de mai parce que je fais comme il me plait. Aller
marcher quand même une heure entière en fin d’après-midi à travers la verdure. Une
nouvelle arrivante à l’atelier pour occuper l’espace libre, une grosse playlist de folk.
Essayer de trouver mon pire et mon meilleur souvenir.. ne pas y arriver, ou ne pas en
avoir vraiment envie. { ci-dessous une fougasse au fromage de chèvre fabriquée avec
la levure qu’il me restait, avec aussi du miel et les feuilles du basilic de la fenêtre }

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Le monsieur derrière moi au cinéma qui commente tout à voix haute et fredonne à la
fin sur la reprise de Bashung. Je ne sauverais que la première scène de Place Publique,
Bacri se trémoussant maladroitement sur Kenny Arkana. Je me réveille naturellement
du plus en plus tôt, avant la sonnerie. Le curcuma de mes recettes rend jaune tous mes
récipients. { ci-dessous les pousses que m’avait donné Marta avant l’hiver et qui com-
mencent enfin à grandir, et un délicieux bol de brocoli rôti à l’ail et au parmesan }

Des éclaircies qui réchauffent, le retour des terrasses et la réserve habituelle de bon
pain. Un peu marre de manger des poireaux et des carottes. J’ai racheté des petits
granules d’homéopathie pour la première fois depuis longtemps, je regarde les beaux
portraits du réaliste américain Robert Henri. J’ai croisé Fanny par hasard avant de
rencontrer la toute petite Nina dans sa poussette. Je regarde par curiosité des vidéos
de singes qui mangent une banane.. { ci-dessous les bons biscuits au pralin qui
croquent et ma valise de Noël couleur bleu metal pour prendre l’avion }

J’attends les moments sans pluie pour sortir mon nez dehors. Je scrute la fenêtre. Je rêve
que j’emprunte une moto, que je sais la conduire et que je roule longtemps. Je rêve aussi
que je rencontre Hayao Miyazaki par hasard en vacances et que je discute un peu avec lui
et son petit fils très souriant. 
J’écoute Blackbird en boucle, chantée par Paul McCartney.
J’essaie de la fredonner un peu{ ci-dessous ma toile cirée jaune et kitsch trouvée sur
Articopop et Le Féminisme expliqué et illustré à la petite Bédéthèque des savoirs }

Partir à Paris avec Najat, le brouillard et le froid du voyage, le soleil à l’arrivée. Un Bò bún
avec Brice, un Airbnb en carton, pas mal de fous rires, les jolis immeubles en brique le long
de la Coulée Verte, pas mal de Earl Grey, un barman gentil qui s’appelle Hani, l’ancienne
salle de bal de l
‘Élysée-Montmartre, GY!BE et les frissons, un double cheeseburger, un mafé
aux légumes, une brioche à la praline, la tombe d’Alan Kardec et les drôles de hasards. 
{ ci-
dessous ma belle bougie en céramique vieux rose qui sent bon la figue et la bouteille du
parfum qui s’appelle Chloé
, avec aussi un ruban vieux rose }

Rater le concert de nÄo, se rattraper en mangeant des crêpes à midi avec Pierre-André.
Ce matin l’air sentait l’hiver et les enfants sur le chemin de l’école étaient en bottes. Je
prends un peu de retard, je manque de temps, je cours chez l’imprimeur. Je vais chercher
mes légumes et mon pâtisson à vélo. J’ai besoin de calme. { ci-dessous la super histoire
du tout petit chasseur qui voulait être ami avec les oiseaux colorés, les cadeaux de June
reçus par colis cet été et des meringues au citron un peu molles }

Le soleil de fin d’après-midi, une ballade après le travail. Choisir un gros cailloux plat
pour casser les noix. Le dernier film d’Andreï Zviaguintsev sous la neige de banlieue russe,
la froide description d’un drame ordinaire, sans larmes. J’ai envie de revoir Le retour, son
premier film. J’ai à nouveau envie de sel et de lait comme quand j’étais petite, je pense
aussi au pain d’épices Prosper que l’on faisait griller. { ci-dessous du buis séché depuis
plus d’une année, une grappe cueillie cet été dans la cour de l’ancien théâtre Bacchus,
entre la rue de la Vieille Monnaie et la rue Lecourbe et mes nouveaux draps graphiques }