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CURIOSITÉS

Une semaine de parisienne. La canicule, l’eau tiède, l’appartement de Fanny pour moi
toute seule. Beaucoup d’heures de travail, le petit ventilateur de bureau et mon éventail.
Des citrons pressés, du rosé, une péniche et des vodka orange comme quand j’étais jeune.
Les parisiens, les touristes, le métro, Plume le chat gris qui perd ses poils, les pompiers
en short, la grêle qui rafraîchit, le train avec deux heures de retard. { ci-dessous les jolis
cailloux-humains en laine feutrée et brodée de l’artiste singapourienne Shu Ning Lim }

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Plein de petits chats sur le toit, plein de moules au curry et des grosses profiteroles.
Un burger au Saint-Marcelin. Les klaxons, toutes les personnes qui s’intéressent au foot.
Jouer avec une coccinelle sur un banc en attendant Marie, Seb, Paul et Nino. De la
moutarde, du vin de noix et beaucoup d’abricots. Rentrer enfin dans la deuxième cour
du centre diocésain. Un marché de potiers et une arche géante construite en carton.
{ ci-dessous les queues de cerises et une nouvelle vieille boite en fer }

Assister à la présentation de la prochaine saison des deux théâtres, sélectionner six
spectacles. Goûter encore de très bons vins, se retrouver finalement autour d’une pizza
avec Pierre, Bérangère et Tony, trouver une figurine d’ours par terre et se faire renverser
du vin rouge sur mon fin pull blanc d’été. { ci-dessous le projet de sculptures itinérantes
The White Walkers, construites en bois et à taille presque humaine, elles sont mises en
place à travers quinze pays d’Europe le temps d’une prise de vue. En parcourant ces
territoires, elles interrogent les problématiques de déplacements et migration }

Organiser un hasard secret et boire un sirop avec Suzanne et ses deux paires de lunettes,
Foudil dans son fauteuil et Sandrine qui parle de ses colliers en lacets. Quelques jours plus
tard, partir avec Virg voir un spectacle à la Rodia avec les résidents de l’hôpital de Novillars,
les voir danser, parler et chanter tout simplement. Rire, se dire qu’ils sont beaux et que la
joie est simple, avoir envie de bouger les bras aussi, comme les branches de l’arbre. Revenir
dans le vent du soir, regarder la pleine lune, se croire en vacances. { ci-dessous la carte
gravée par Aurélien Benoist et ma soupe de céleri au lait de coco et graines de lin }

Onze heures en tout sur les départementales. Des ronds-points, des feux de circulation
alternée. Des asperges à la feta préparées par les copains, la route qui tourne et des lits
à étage. Une passerelle himalayenne en métal au dessus de la romanche, le bruit fou du
torrent. Les montagnes noires de Belledonne, le château de Vizille et son grand parc, un
paon, une tarte flambée avec du cheddar dessus. { ci-dessous mon Holga rose dont les
prises sont comptées et les réglages aléatoires et ma robe tricolore Esprit en coton léger }

Grimper un peu hier en fin d’après-midi pour lire et écrire au calme et à l’ombre. Les
fourmis qui s’attaquent à mon sac en papier de flocons d’avoine. Le soleil qui se couche
sur la rosace de la cathédrale Saint-Jean en redescendant. Glisser ses jambes du côté
de la couette fraîche au réveil. Un gros pain de tradition et deux bouteilles de vin pour
le week-end, le soleil de midi. { ci-dessous le mini-spray OUAI qui rend un peu fous mes
cheveux tous courts et la vieille collection de timbres du monde entier trouvée par Nathan }

J’ai envie de mettre des sandales. Un sirop de citron en terrasse, une sieste avec les
fenêtres ouvertes et les merles qui vont et viennent. J’ai un mélange d’huiles essentielles
que je peux vaporiser au dessus des oreillers pour bien dormir. La nationale monotone
jusqu’en Haute-Saône, la place de l’église et les copains. Essayer d’écrire de la main
gauche, danser. Rentrer et se tromper un peu de route. { ci-dessous les chaussettes
Boden très jolies dans leur boite jaune et les couleurs des M&M’s dans leur bocal }