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GRAPHISME, ILLUSTRATION, ETC.

Mes ongles qui deviennent blancs sous les ultraviolets de l’Antonnoir. Le mélange Mojito
tout fait d’Arthur, le tee-shirt renard de Bibi et les fauteuils dans la cour de Noëlie pour son
petit déménagement. Grimper la rue de Chalezeule pour le barbecue d’Émilie, grimper encore
plus pour aller dans la piscine de la grand-mère à Romain. Marcher sur un truc qui pique, se
faire écraser le mollet par une chaise pliante. Faire des brasses dans l’eau rafraîchissante,
redescendre avec Damien et attendre que la nuit tombe, rater les feux, prendre le cimetière
en photo depuis la rue. { ci-dessous les muffins carotte-mozza et la belle affiche du spectacle
Pleine Lune, mis en scène par la compagnie Pernette avec les résidents de Novillars }

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Le dimanche matin, très tôt, je suis allée acheter du bon pain bien cuit. Personne dans
les rues et le petit air frais. Les plantes qui ont très soif,
un sirop de noisette qui me réjouis
puis m’écœure. Attraper le train au dernier moment, choisir chacun ses ingrédients sur la
grande pizza, s’allonger sur une chaise longue en bois. Manger un poisson avec Bibi
et se demander comment je faisais avant, pour manger la peau et les écailles. { ci-dessous
les peintures de l’australienne Lucy Roleff, elle s’inspire des objets qui l’entourent et du
quotidien de son appartement lumineux de Melbourne }

Des mouches vraiment pénibles, quelqu’un qui fait des bulles par une fenêtre, le vernis
à ongles qui ne sèche pas. Trois petits bouts de feux d’artifice derrière la colline, être
contente d’avoir un peu froid. Deux petits cadavres momifiés d’oisillons et des mini asticots
dans la poubelle. Saisir le temps qui passe sur le visage d’un ancien camarade de classe.
{ ci-dessous les illustrations de la roumaine Oana Befort, habitant aux états-Unis. Elle
représente à l’aquarelle des fleurs et oiseaux très folkloriques et bucoliques }

Encore du calme et du repos. Écouter les remèdes à la mélancolie de Dominique A en
cuisinant une soupe assez rustique. Un demi céleri rave et les fanes de ma botte de radis.
Sortir un peu malgré le froid, abandonner le ciné à la vue des gens qui font la queue
jusque dans la rue. Décider de manger un éclair avec un chocolat chaud avec Victor dans
un canapé. { ci-dessous les créations de l’illustrateur anglais James Gilleard pour un atlas
des dinosaures. Un résultat rétrofuturiste, texturé et géométrique aux belles couleurs,
inspiré par les anciennes affiches de films }

Les premiers petits sapins abandonnés apparaissent sur les trottoirs, les ouvriers de la
cour et les bruits sourds à travers les murs sont revenus aujourd’hui. Préparer une galette,
retrouver deux fèves en forme de poupées Russes, fabriquer une couronne en carton et
peinture. Les épisodes de Black Mirror comme des mythes Grecs futuristes ou des contes
moraux assez angoissants. { ci-dessous les collages surréalistes de Max Ernst dans l’édition
anglaise Dover et mon cadeau d’anniversaire qui parle et exécute ce que je lui demande }

Drôle de tourbillon de fin d’année. Les belles chaises du Vitra Design Museum et la
route du retour d’Allemagne sous le déluge. Des courses entièrement bio et préparer
des cookies pour le nouvel an en buvant déjà du champagne. Partir plus tard que
prévu jusqu’en Côte d’Or et faire un super repas. Le dortoir des copains, le vent qui
hurle, ma toux qui ne part pas, le retour à la réalité. { ci-dessous le super dictionnaire
optimiste conseillé par François et les bons conseils de Psychologie pour les créatifs }

J’ai récupéré la vieille terre de l’énorme pot du palier pour replanter les pousses que
Marta m’a donné. Il avait l’air d’être là depuis des années. J’ai cuisiné une grosse
courge Butternut et des spaghetti de carottes, je n’aime pas la cannelle. Ni l’odeur,
ni le goût, ni le nom. J’ai rêvé que je faisais des études pour être ostéopathe. Etienne
arrive ce soir, ensuite ce sera Noël, ensuite ce sera bientôt 2018. { ci-dessous les
peintures à l’huile et au fusain hyper-réalistes de
Stephanie Buer, basée à Portland.
Elle explore les bâtiments abandonnés de Détroit ou les zones urbaines délaissées }