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LA CUISINE

Rôtir des aubergines, préparer ma valise. Retrouver la texture de la crème au Calendula
de quand j’étais petite et aussi la même odeur. Manger une tartine aux morilles gratinées,
retraverser le vieux cimetière, croiser de la vigne vierge aux couleurs folles, regarder les
vieux objets de la brocante, commander des sushis pour le dimanche soir et chercher
un film avec des super-héros. { ci-dessous les vernis vegan Green de la marque
Manucurist et l’étiquette faite maison pour le vin de noix apporté par Marie cet été }

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Mes écouteurs blancs m’ont encore lâchée, j’attends les nouveaux. Je me suis réveillée
avec l’envie d’avoir un nouveau téléphone portable et j’ai fait des cookies à la place.
Déguster du chardonnay jurassien de chez Ratte, avec du comté, du saucisson et de la
confiture de cassis. Sortir manger une glace, hésiter sur les parfums de fruits. Regarder
les gens passer. Certains podcasts interrompus pendant l’été commencent à me manquer.
{ ci-dessous le clafoutis aux mirabelles de la semaine dernière et de jolies courgettes jaunes }

En ce moment j’entends le morceau Master Blaster de Stevie Wonder partout. C’est
mon tube de l’été.
Il y a un nid de petites guêpes charpentières sous le toit juste à côté
de mes deux fenêtres. Elles se trompent et rentrent chez moi, je passe mon temps à les
guider pour ressortir en leur demandant de ne pas revenir. Je rêve souvent de Lusans,
le village où j’ai grandi. J’ai aussi rêvé que je perdais deux dents de devant. { ci-dessous
les beaux légumes d’été du panier et ma nouvelle bouteille d’eau écologique Gobi }

Apprendre l’existence du mot « poplité » pour désigner le creux du genou. Retourner
manger une délicieuse pizza au même endroit. Aller se baigner deux fois dans la Loue,
plus fraîche près de sa source. Bronzer un tout petit peu, croiser un poisson mort,
collectionner les feuilles qui flottent et faire des retouches de vernis rouge. Un punch
sucré pour la fermeture du bar du Barbu, du melon, du Porto, des tomates du jardin
et une salade de pâtes avec beaucoup de choses dedans. { ci-dessous ma jolie boîte
à cookies trouvée chez Søstrene Grene et les belles couleurs des salades d’été }

Je rêve encore d’une drôle de piscine en verre. Et d’un homme qui se transforme en
stalactites qui me tombent ensuite dessus. Je travaille beaucoup depuis chez moi, la
jambe levée pour essayer de faire dégonfler mon énorme hématome. La pluie de cette
nuit a rafraîchit l’air, et le ciel de ce soir semble indiquer le retour du soleil. Je cherche
à chasser les deux mouches du salon sans y parvenir. { ci-dessous mon pull brodé avec
des citrons et un crumble de courgettes et fromage ail & fines herbes }

Mes ongles qui deviennent blancs sous les ultraviolets de l’Antonnoir. Le mélange Mojito
tout fait d’Arthur, le tee-shirt renard de Bibi et les fauteuils dans la cour de Noëlie pour son
petit déménagement. Grimper la rue de Chalezeule pour le barbecue d’Émilie, grimper encore
plus pour aller dans la piscine de la grand-mère à Romain. Marcher sur un truc qui pique, se
faire écraser le mollet par une chaise pliante. Faire des brasses dans l’eau rafraîchissante,
redescendre avec Damien et attendre que la nuit tombe, rater les feux, prendre le cimetière
en photo depuis la rue. { ci-dessous les muffins carotte-mozza et la belle affiche du spectacle
Pleine Lune, mis en scène par la compagnie Pernette avec les résidents de Novillars }

Un burger aux noix et du rhum avec deux piments dedans. Entendre la musique de
Jours de danse depuis mon lit, rater le match de samedi, la chaleur qui fatigue. Attendre
le soir pour sortir. Se retrouver dans une cave bien fraîche de la rue Battant, essayer la
batterie et taper sur des congas, pas en rythme. S’interroger sur l’utilité du sucre vanillé.
Avoir e
nvie de baignade dans la rivière, faire des rêves de piscines étranges et à étages et
de vieilles fontaines. { ci-dessous les cerises de Haute-Saône et le clafoutis du dimanche }