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LA CUISINE

Rapporter soixante œufs sur le porte-bagage sans faire d’omelette. Passer beaucoup
de temps à la cuisine. Préparer de délicieuses langues de chat, recevoir nos jolis boutons
de tiroir en porcelaine blanche. Commencer à chercher un logo qui illustre ma future
coopération avec Fabien et Guillaume. Composer une playlist avec de doux morceaux
pour Marion, une série sur les juifs hassidiques de Brooklyn. { ci-dessous les pickles de
radis noir, et les noix, amandes et noisettes dans leurs paniers en tissus faits-maison }

Passer du temps à lire des articles et des débats soit angoissants soit énervants. Avancer
dans le travail, les doigts un peu gelés sur mon nouveau bureau précaire : la belle table ronde
du salon. Retrouver l’usage de mon arobase sur mon clavier. Retourner chercher notre ration
de légumes, se lancer dans des recettes un peu longues, prendre le temps. { ci-dessous le
gâteau au miel avec des figues et des noix, et les jolis papiers de chez Pepin Press (motifs
indiens et William Morris) qui me servent à tapisser l’intérieur de boîtes et tiroirs en bois }

Retourner au cinéma pour voir La cravate, drôle de documentaire très intimiste. Prendre
en photo la bière n° 50 dans le soleil qui se fait rare, terminer des paniers en tissu et une
trousse de voyage. Ranger la machine à coudre, lui trouver une place. Découper des bouts
de chaussettes dépareillées, rater les choux pour les profiteroles mais en manger quand
même.
{ ci-dessous les tartes géométriques de Lauren Ko, pâtissière de Seattle, qui fait
de ses tartes des œuvres graphiques et colorées magnifiques ! }

Le vent qui fait claquer les volets, pédaler dans les descentes. Une nouvelle grosse bague
feuillue, et deux plus petits anneaux dorés. Une choucroute dominicale, un parc plein de
statues saintes, des jonquilles qui commencent à fleurir, déjà ! Casser plusieurs aiguilles en
fabriquant une sacoche-arrière pour mon vélo. Des pelotes de coton colorées pour faire des
pompons fleuris.
{ ci-dessous mon assiette rose avec de rigolotes autruches et différentes
bières de chez les flamands De Koninck, Lowlander d’Amsterdam et Basqueland brewing }

Regarder les membres de la famille royale anglaise jouer au polo, rejoindre à vélo la
longue manifestation qui serpente de ponts en ponts, ranger l’agenda 2019 parmi ses
prédécesseurs sur l’étagère, chérir le petit nouveau 2020 tout rose avec sa couverture
en tissu et terminer les derniers dossiers. De vrais congés, enfin, un départ à deux pour
une semaine à Paris sous la pluie et un peu de vacances sur le blog. { ci-dessous ma
belle théière blanche et bois et mes nouveaux draps à motif avec un peu de jaune }

Recevoir des mails destinés à une homonyme suisse, décider de lui écrire une carte.
Plier des sapins blancs comme à Dole l’année dernière pour faire joli au marché de Noël,
préparer mes petits trucs à vendre. Un peu de temps au ciné, le dernier Guédiguian qui
rend triste et une histoire intrigante sous forme de puzzle entre la Lozère et Abidjan. Un
rêve avec une allée d’arbre et un tapis de feuilles mortes toutes jaunes { ci-dessous les
fruits et légumes verts regroupés ensemble et le nouveau linge de bain bleu marine }

Partir au Théâtre dans la nuit, cinq garçons un peu acrobates avec des trucs qui leur
tombe dessus. Les enfants qui rigolent, au premier rang. Beaucoup de pétards claque-
doigt, de farine et de papier mâché, et une attaque de balles de tennis. La confirmation
que la chute et la surprise sont les meilleurs ingrédients du rire. Un déodorant qui sent
la piña colada, la découverte d’un super projet musical de Londres. { ci-dessous une
soupe d’épinards et les petites demi-lunes aux amande fabriquées dimanche dernier }