archive

LA CUISINE

La pluie, le froid nouveau. Habillée comme une rentrée de septembre avec des chaussures
neuves et un pantalon gris. Je reprends l’écriture quotidienne de mes rêves. Coller les
étiquettes crées pour le miel de mon ami Olive avec un peu de lait, embouteiller la bière
de François le dimanche, partir ensuite les deux à vélo le long du Doubs. { ci-dessous les
Niniches, sucettes colorées rapportées de Bretagne début juillet et un mini-livre de 1969
qui traite très sérieusement de la graphologie, trouvé à l’ARScyclerie de Hôp Hop Hop }

IMG_0415

Publicités

La drôle d’histoire d’un menuisier de la fin du XIXe siècle qui laisse ses confessions
sous le parquet qu’il est en train de refaire dans un château des Hautes-Alpes. Des
sèches et des cannelés, une grosse tarte au sucre avec de la levure comme celles
de la maman de ma maman. Cacher les lumières du salon la nuit,  regarder Toy Story 4
en très mauvaise qualité. { ci-dessous mon fidèle ventilateur jaune vital pendant les
épisodes de canicule au bureau et de jolies boîtes de sardines de La belle-iloise }

IMG_0317

Reprendre le chemin du Jura, s’installer un petit campement à quatre au milieu des
hollandais, monter les tentes et gonfler les matelas, visiter les alentours roses. Une
piscine, une rivière froide et un lac bleu turquoise. Deux maillots à rayures, le bruit des
gouttes de pluie sur la toile, le bruit rigolo des canalisations et la guerre pour les tours
de vaisselle. Un hamac, rigoler en lisant une bd de Fabcaro, un orage, une cascade.
{ ci-dessous les clafoutis-cerise du début de l’été et les gnocchis faits-maison }

Se rendre compte que l’on aime passer l’éponge au sens propre comme au sens
figuré. Deux longs trains remplis et ravitaillés en eau. Les tuileries de Colette Magny
dans les oreilles, comme souvent. Refaire son lacet dans l’escalator. Partir en Bretagne
le vent, les coquillages, les chèvrefeuilles, le cri des mouettes et le poisson frais. Une
crêpe au caramel beurre salé, { ci-dessous mes nouvelles belles bagues Lou Yetu et
un grand saladier des cerises de la semaine dernière }

Une cagette de 5kg de cerises bien foncées. Une fête de la musique à voyager à deux,
sans trop de monde, un beau moment accoudés à un vieux comptoir d’habitués, retrouver
le haut balcon du 4, rue Thiémante, enfin celui d’à côté. Partir à Dole avec François, manger
dehors, deux barbecues, un lit trop petit et chercher les escaliers qui montent à la Collégiale
au milieu des endimanchés. { ci-dessous un sac trouvé sur Etsy et ma 2e brioche réussie }

Se lancer dans la confection d’un kilo et demi de gnocchis, les façonner un à un à la
fourchette en écoutant des podcasts féministes qui parlent de football ou de Septima
Poinsette Clark. Aller acheter les Cahiers d’Esther – 13 ans pour Lou, faire encore un
pique-nique avec des cerises. Des nouveaux verres et des petits tupperwares en bam-
bou, le chat qui miaule fort et rauque le soir, la nuit et le matin. { ci-dessous mes bretzels
maison et le guide d’architecture de chez socialistmodernism, Roumanie et Moldavie }

Hier soir pendant la cuisson de ma soupe, penchée à ma fenêtre, j’ai remarqué pour
la première fois une girouette sur un toit du centre diocésain. Elle a une flèche d’un côté
et de l’autre un ange qui joue de la trompette. Les vieux copains réunis au café du bureau
pour un concert, la caravane dans la cour, en bas. Un nouveau pin’s ringard qui promeut
internet et un livre sur l’architecture social-moderniste en Roumanie et Moldavie. { ci-dessous
un peignoir jaune à plumes et un gâteau au yaourt dans le moule rond trouvé à la Recyclerie }