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LA PHOTO

La recyclerie plutôt vide, un mini-short rose satin et un tee-shirt des sept nains, des
mini-concerts à la fenêtre.
Marcher au bord du Doubs avec Virg, écouter les grenouilles,
regarder les belles maisons à travers les portails fermés et la végétation. S’arrêter pour
observer le passage des bateaux à l’écluse du tunnel sous la citadelle.
Un autre petit tour
du soir la nuit tombée.
{ ci-dessous les photos du berlinois Maximilian Virgili, des clichés
rapportés de ses voyages au Mexique ou ailleurs, des paysages, de jolis détails }

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Laver mes vitres et ne plus se lasser de contempler le propre et la transparence parfaite.
Partager une verrine au dessert, creuser chacun de son côté dans les couches de mousse
au chocolat blanc, framboises et gâteau à la pistache. Une ballade du soir paisible, un héron
cendré. Ressortir mon écharpe pour maintenir mon bras, l’huile essentielle de Maud qui sent
bon le camphre. { ci-dessous les photos de l’écossais Ruairidh McGlynn qui explore les
environnements ruraux et parfois difficiles de son pays. De magnifiques et vastes paysages }

Les photos des filles du Roller Derby, une immense salle de billard presque vide. Les
portes de saloon des toilettes, les petits carrés de craie. Un sandwich au thon, un beau
ventilateur jaune en métal. Partir à vélo le midi pour une pause le long du Doubs, les
canards un peu agressifs, préparer le sac pour Saint-Etienne avec des pots de cancoillotte.
{ ci-dessous le travail de Bella Foxwell, qui répertorie les plus belles portes de Londres
en arpentant les rues de la ville à la recherche de couleurs, formes et fleurs }

Dégoter un grand pot blanc à petits pois roses pour replanter la ciboulette. Partir lire
dans l’herbe haute, retourner au même endroit le lendemain pour un pique-nique avec
Damien et Elsa, se déplacer régulièrement pour rester à l’ombre, prise d’assaut. Croiser
Romain et son gros chien beige, rentrer dans la lumière du soir. Je continue à presser
toutes sortes de fleurs puis à les accrocher aux murs blancs. { ci-dessous les belles
photos de la marseillaise Charlotte Lapalus, pleines de poésie et d’humanité }

Filer au ciné en vélo pour voir Bill Murray et Adam Driver lutter contre des zombies de
fin du monde. Bien rigoler grâce à deux ou trois répliques ou scènes répétitives. Les
croissants du matin, le sommeil très profond. Le vrai pigeon de dimanche, paniqué
dans la salle de vote, et la pâte à bretzels doublement levée au soleil dans la chambre.
{ ci-dessous les photos de Ron Jude, reparti à Lago, dans le désert Californien de son
enfance pour explorer sa mémoire, le lien entre le lieu et l’identité à travers le récit }

Une terrasse de vendredi soir avec un air de plage, le retour des sandales, deux truites
sous plastique. Une longue nuit de sommeil, le ciel qui se couvre et le bruit futuriste des
voitures électriques. Apercevoir la pile de billets de banque dans la gueule du distributeur
et Google Home qui me dit ça marche ! ce matin au lieu de son sempiternel d’accord.
{ ci-dessous le travail du grec George Marazakis, qui photographie des paysages et
témoigne de l’effet dévastateur de l’humanité sur son environnement }

Des jeunes garçons avec des permanentes, un gratin de chou-fleur, le magique concert
de Bertrand Belin samedi et ses super musiciens. Le tee-shirt de la batteuse. Rire sur le
chemin du retour, s’arrêter voir Laurent, rester un peu plus longtemps que la fin. Une
manifestation presque ensoleillée avec des drapeaux arc-en-ciel, jouer à la vendeuse
à la recyclerie et un bouquet d’oignons nouveaux. { ci-dessous les photos de Henri Prestes,
passionné de cinéma, il raconte des histoires dans ses clichés remplis de mélancolie }