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LES JOLIES CHOSES

Partir à vélo les deux pour la pause de midi dans l’immense parc vide de l’ancienne
Rodia, avec des bancs orange fluo. Manger une pomme, les épluchures convoitées
par les guêpes. Une future exposition en décembre qui va arriver tellement vite, mettre
en boucle ce magnifique morceau de Gil Scott-Heron et me préparer avec joie pour
un départ de trois jours à Marseille sous le soleil. Des figues séchées et des noisettes.
{ ci-dessous mon agenda 2020, rose poudré et ma dernière robe à manches longues }

La pluie qui n’en finit plus, retourner au cinéma pour un quatuor de grande classe signé
Christophe Honoré qui se termine par The Rapture. Boire deux verres en sortant, discuter
tricot avec Gisèle au comptoir. Un gros burger-maison avec tous les Hôp Hop Hop, relire
mes carnets de rêves pour en sélectionner certains, saisir une éclaircie pour prendre
quelques photos. { ci-dessous les petits carnets de cartes postales touristiques, un verre
à rayures rouges trouvé à la recyclerie et une sucette à fleur offerte par Virg }

La nuit qui tombe vite, un Mont d’or, une raclette, une soupe de courge Butternut.
Travailler, encore. Partir loin vers les Mille étangs, le soleil, les couleurs de l’automne.
Des forêts de fougères, les reflets dans l’eau, la terre noire et humide, des moutons,
des chênes, du raisin et des champignons. Croquer du malt et écouter la bière qui
fait des gros glouglous dans la cave. { ci-dessous une nouvelle plante, à droite, dont
j’ai oublié le nom, et la pile de Pagnol, que je n’ai plus le temps de lire }

Sortir les gros manteaux chauds, les emmener au pressing. Attendre avec impatience
le chauffage au bureau, tomber sur un pull en léopard tout doux mais un peu court. Ne
plus avoir le temps d’aller au cinéma, manger du raisin, acheter deux nouveaux thés bio
dont un vert délicieux aromatisé à l’ananas et à la fraise. { ci-dessous la fameuse photo
argentique au Holga de la Romanche dans la vallée de Belledonne, et ma belle sonnette
vintage trouvée en vide-grenier qui a malheureusement disparu avec mon vélo }

Le froid la nuit, et au bureau aussi. Les nombreux coups de fils, le travail jusqu’à tard.
Accompagner Virg, prendre le tram, poser des questions. Rentrer sous le soleil et faire
traîner le début d’après-midi. Un spectacle déroutant et drôle dans un chapiteau avec
un parquet. Un finlandais qui devine des choses et des dégustations de faux vin rouge
et de bonbons mystères. Un grand bocal de biscuits aux noix de cajou. { ci-dessous le
requin gris trouvé à la brocante pour ma collection et un coquillage rapporté de Bretagne }

Les températures qui remontent un peu, tout doucement, choisir une carte postale pour
mon correspondant dont je n’ai pas eu de nouvelles de l’été, repasser par la bibliothèque
de conservation pour prendre deux cartes avec les perroquets joyeux à tête jaune dessinés
par Audubon. Préparer mon sac pour une petite semaine dans les villes de Rhône-Alpes,
Saint-Etienne, Grenoble et Lyon. Acheter des carambars, ceux au caramel. { ci-dessous
le sac en tissu rapporté de Bretagne début juillet et les sandales noires de l’été }

Faire durer l’été. Partir à vélo le long du Doubs, en direction de l’est, pédaler. les petites
maisons de week-end installées, les grandes propriétés aux pelouses bien tondues, toutes
les écluses, les hérons cendrés et quelques cygnes. Les villages très calmes, un petit château
et son grand jardin, une grotte aux coquillages et l’histoire de la Baronne. Le dessin de Jean
de Vienne au collège, un gîte magnifique dans un moulin, le figuier, la cage à œufs et la tarte
aux quetsches. Le Cusancin et ses grosses truites, la source bleue, sortir un lourd banc en
bois de la chapelle de Saint-Erminfroid, refaire tout le chemin à l’envers, assis dans le train.