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LES JOLIES CHOSES

Des films avec des Jean-Pierre. Bacri, Darroussin ou Marielle. Faire bouillir du gingembre
et de la cardamome, ajouter le jus d’un demi citron. Préparer la fête d’anniversaire de mon
grand amoureux, des napperons en papier, des fleurs séchées et des photophores. Des
cookies, un gâteau géant avec un litre de crème et un kilo de mascarpone. L’orage juste avant,
la boue, les copains, les enfants, danser dans la fumée. { ci-dessous un parfum très frais
de l’Occitane avec un joli packaging et les roses séchées du mur de la chambre }

Une bière au comptoir pour la ré-ouverture du bar à Hôp. Un petit tour à la piscine le
lendemain matin, juste à côté de la maison. Des longueurs en écoutant des podcasts.
Entamer un nouveau puzzle sur la table du jardin, les amis de Suzanne qui dorment
sous la tente. Un brioche aux pralines, un gâteau aux pommes avec une poire et du
caramel. La cressonnette qui pousse à vue d’œil, de la gym avec un gros ballon. { ci-
dessous une porte, pas loin de chez nous, et le lilas qui date du confinement }

Faire chauffer le beurre pour en faire du ghee. Un bilan sanguin, des petites bandelettes vertes
pour contrôler le pH, du fer, du magnesium et de la vitamine C. Aller au cinéma toutes les semaines,
un long plateau en céramique cassé, un coffre blanc et des siestes. Des bougies d’anniversaire
colorées, teindre les cheveux de Suzanne en violet et me fabriquer une fine ceinture en tissu. Le départ à vélo jusque dans la Drôme, le long du Doubs, de la Saône puis du Rhône. Retour dans un mois ! { ci-dessous deux jolies tasses du matin, la plante de la chambre et des trousses cousues main }

Un repas du dimanche dans le jardin. Monter un petit fanzine pour Hôp Hop Hop, rédiger
un inventaire comme Prévert et faire un collage. Laisser mon vélo en révision à Velotte et
rentrer à pieds sous le soleil très chaud. Déjà laisser les volets fermés pour la journée en
allant travailler. Une petite robe verte avec plain de cœurs blancs, Une série drôle et
loufoque, (presque historique) sur Catherine II de Russie. Et juillet qui arrive. { ci-dessous
les carnets Moleskines pour noter mes rêves et les portes-savons jaunes et bleus aussi }

Tomber au hasard d’une petite marche de quartier, comme au temps du confinement,
sur un muret plein de magnifiques passiflores. Tracer un petit plan du salon à l’échelle
1/30e, découper les petits meubles dans du papier, les bouger pour tout changer. Revoir
en riant Cuisine et dépendances, commander des sushis, une énorme brioche au four, et
une galette comtoise. Rentrer fabriquer des nems et manger tard. { ci-dessous la papeterie
de Monsieur Papier et les fleurs de Spirée du Japon du mois d’avril, devant la maison }

Pédaler le long du Doubs sans bateaux jusqu’à Dole, puis Seurre. Retrouver famille et
amis, rencontrer la mini Charlotte aux yeux bleus qui m’a beaucoup souri, entendre le
croassement des grenouilles, barbecue, fraises, Mölkky, légumes d’été, écluses, oiseaux,
pique-niques, un long et beau week-end pour revivre. Terminer le déménagement, retrouver
les copains de l’asso Tinternet, chercher une méridienne. { ci-dessous la jolie plante Séneçon
de Rowley qui pousse au soleil et mes nouvelles sandales en cuir un peu mocassins }

Braver la queue du bureau de Poste pour faire partir une guirlande en Australie. Rapporter
du périple des cubes de levure pour les brioches de mon amoureux. Un magnolia, les jardins
partagés, des cerises sauvages, un lièvre à l’observatoire, rentrer vite pour dépendre le linge
qui sèche, menacé par l’orage. La fin de ces balades autorisées d’une heure, le soir autour
de chez nous à la découverte du quartier. { ci-dessous encore une petite boîte en bois chinée,
repeinte et tapissée de papier à l’intérieur et des petits sablés salés au chorizo et Comté }

La journée, comme il fait toujours beau, on place les cochons d’Inde dans l’herbe du
jardin et on les observe se familiariser avec la liberté malgré leur naturel craintif et leur
envie de se cacher toujours. À un crochet, je fais sécher un peu de lilas tête en bas, et
des fleurs diverses, plus petites, en les pressant. On cuisine les fanes de tout, radis,
chou-fleur, carottes du marché. { ci-dessous la jolie pochette cousue par Virg qui me
sert de porte-feuille et la pile de livres en attente sous le Faulkner fini au confinement }

Se perdre un peu dans les jours, ne pas trop penser à plus loin, le soleil toujours là.
Premier barbecue, à deux. Commencer à savoir où est le soleil selon le moment de la
journée, se balancer dans le hamac comme un Marsupilami. Terminer Mangeclous, trier
les affaires d’hiver, les remiser. Accrocher deux patères dorées dans la chambre. Prendre
en photo les fleurs, le fin pollen qui se dépose sur la table tous les jours. { ci-dessous une
plante délicate dans l’eau, cadeau de Fanny et une vieille photo de la place Jean Gigoux }

Passer du temps à lire des articles et des débats soit angoissants soit énervants. Avancer
dans le travail, les doigts un peu gelés sur mon nouveau bureau précaire : la belle table ronde
du salon. Retrouver l’usage de mon arobase sur mon clavier. Retourner chercher notre ration
de légumes, se lancer dans des recettes un peu longues, prendre le temps. { ci-dessous le
gâteau au miel avec des figues et des noix, et les jolis papiers de chez Pepin Press (motifs
indiens et William Morris) qui me servent à tapisser l’intérieur de boîtes et tiroirs en bois }