archive

LES JOLIES CHOSES

Mes ongles qui deviennent blancs sous les ultraviolets de l’Antonnoir. Le mélange Mojito
tout fait d’Arthur, le tee-shirt renard de Bibi et les fauteuils dans la cour de Noëlie pour son
petit déménagement. Grimper la rue de Chalezeule pour le barbecue d’Émilie, grimper encore
plus pour aller dans la piscine de la grand-mère à Romain. Marcher sur un truc qui pique, se
faire écraser le mollet par une chaise pliante. Faire des brasses dans l’eau rafraîchissante,
redescendre avec Damien et attendre que la nuit tombe, rater les feux, prendre le cimetière
en photo depuis la rue. { ci-dessous les muffins carotte-mozza et la belle affiche du spectacle
Pleine Lune, mis en scène par la compagnie Pernette avec les résidents de Novillars }

Publicités

Plein de petits chats sur le toit, plein de moules au curry et des grosses profiteroles.
Un burger au Saint-Marcelin. Les klaxons, toutes les personnes qui s’intéressent au foot.
Jouer avec une coccinelle sur un banc en attendant Marie, Seb, Paul et Nino. De la
moutarde, du vin de noix et beaucoup d’abricots. Rentrer enfin dans la deuxième cour
du centre diocésain. Un marché de potiers et une arche géante construite en carton.
{ ci-dessous les queues de cerises et une nouvelle vieille boite en fer }

J’ai pu rester au soleil au moins deux heures avec Virg etle petit vent frais. Ma peau
a doré un peu, j’ai toujours peur de la brûler. Un gros litre de soupe avec du céleri et des
graines de sésame, une longue lettre à recopier, beaucoup de klaxons de mariages, et
aussi des percussions tout l’après-midi qui cassent un peu les oreilles. J’ai rêvé que j’avais
une grande cuisine et que j’hébergeais des réfugiés dedans. { ci-dessous la jolie plante
donnée par Marta après son vide-grenier et le tome 2 des cahiers d’Esther pour Lou }

Onze heures en tout sur les départementales. Des ronds-points, des feux de circulation
alternée. Des asperges à la feta préparées par les copains, la route qui tourne et des lits
à étage. Une passerelle himalayenne en métal au dessus de la romanche, le bruit fou du
torrent. Les montagnes noires de Belledonne, le château de Vizille et son grand parc, un
paon, une tarte flambée avec du cheddar dessus. { ci-dessous mon Holga rose dont les
prises sont comptées et les réglages aléatoires et ma robe tricolore Esprit en coton léger }

Être réveillée par le bip régulier et aigu de l’alarme incendie qui me signale de lui changer
sa grosse pile plate. Partir en oubliant de mettre mes bagues, mes ballerines roses vernies
aux pieds. Des réserves de pain au marché bio, le soleil qui se couche très tard et se lève
très tôt, trop de post-its, les guerres sous Louis XIV, un roi avec une signature d’enfant et
moi qui oublie toujours de signer mon travail. { ci-dessous de nouvelles plaquettes du si
beau et bon chocolat vietnamien Marou et la pile de livres en attente }

Revoir une grande cousine, sous le parasol avec les petits fauteuils en rotin. Rentrer vite,
être encore enfermée dehors, sauvée par la baby-sitter des voisins. Écouter Supertramp
sérieusement, faire beaucoup de siestes et manger toujours pareil. Boire un thé toute seule
en terrasse avant d’aller au marché du dimanche matin, terminer mon livre, rentrer avec un
tout petit saucisson très sec et un melon.Croiser le gentil caviste qui ouvre, rater le marché
des créateurs et redescendre la rue, être triste pour la jeune serveuse qui a renversé tout
son lourd plateau. { ci-dessous les photos de la belle et vieille maison de Bourgogne }

Aimer le beau film de Christophe Honoré et toutes ces petites choses déjà oubliées
des années 90. Un paquet de Dinosaurus, du vin italien, un orage tous les soirs. Regarder
avancer la grosse barrière de nuages noirs à l’abri sous les arcades. Le vent qui souffle
et crée des petites vagues sur le Doubs, les rafales de pluie. De nouveaux draps colorés,
une nouvelle jupe à rayures de la poste aérienne en coton solide. { ci-dessous les jolies
trouvailles du magasin Søstrene Grene et les feuilles de basilic fraîchement coupées }