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LES JOLIES CHOSES

Partir en laissant les fenêtres ouvertes. Un aller-retour à Dole pour voir Mimi & Megumi,
beaucoup de soleil, mes nouvelles Kickers à poils et mes nouvelles bagues dorées.
Retrouver Pierre & Noélie, un peu de vin rouge, une cuisine jaune, une cour bleue et un
chat roux. Le dernier Bacri, la place de ciné beaucoup trop chère. Des belles boites de
sardines au marché couvert comme au Portugal mais pas de noix fraiches. { ci-dessous
l’été qui revient à Besançon et une veille affiche du côté des Prés-de-Vaux }

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J’ai échangé le vendredi avec le samedi. Une longue journée seule au bureau pour
pouvoir avancer, une pause au soleil face au Doubs à midi. 
Je n’aime pas être pressée
de choisir vite mon pain à la boulangerie. Je rigole beaucoup avec les vidéos de Studio
Danielle. Je me souviens que quand j’étais étudiante je n’avais pas internet, il y a dix ans.
Je lisais un livre par semaine. 
{ ci-dessous le travail du street artiste catalan Javier de Riba,
qui peint les sols de lieux abandonnés au pochoir et à la bombe pour imiter les carreaux
de faïence traditionnels du Portugal et de l’Espagne }

Des petits bouts de soleil dans les yeux, l’odeur de la grenade, le matin sous la douche.
Un thé noir au goût de champignon. La peau de mon nez. Depuis cet été je porte un parfum
qui s’appelle Chloé. Le flacon est beau, je ne sens plus le fruit comme d’habitude, j’ai
l’impression d’être plus grande. Je planifie mes journées, j’ai déjà envie de nouvel agenda.
Le soir, j’écoute Crime et Châtiment en livre audio pour m’endormir. Ça marche bien.
{ ci-dessous sablés au citron et graines de sésame noir et mes bracelets dorés & bakélite }

Du riz et des pleurotes au chaud. Une chute à cause d’une terrasse en bois mouillée,
des bleus aux genoux et les égratignures qui grattent. Un peu de pluie, un peu de soleil,
l’odeur de l’herbe coupée. Le fil du chargeur qui fait un nœud de huit et un répondeur
qui donne des informations sur la Catalogne. J’ai trouvé des pasteis comme au Portugal
à la boulangerie de Tarragnoz ! { ci-dessous le mur menthe du bureau et mon présentoir
doré – la sauge qui sent bon, plantée par Marta sur la terrasse }

Le soleil de fin d’après-midi, une ballade après le travail. Choisir un gros cailloux plat
pour casser les noix. Le dernier film d’Andreï Zviaguintsev sous la neige de banlieue russe,
la froide description d’un drame ordinaire, sans larmes. J’ai envie de revoir Le retour, son
premier film. J’ai à nouveau envie de sel et de lait comme quand j’étais petite, je pense
aussi au pain d’épices Prosper que l’on faisait griller. { ci-dessous du buis séché depuis
plus d’une année, une grappe cueillie cet été dans la cour de l’ancien théâtre Bacchus,
entre la rue de la Vieille Monnaie et la rue Lecourbe et mes nouveaux draps graphiques }

Mes premières noix fraîches de l’année ramassées à Dole par maman le long du canal.
Des feuilles de calculs et formules, un vide grenier à l’abri de la pluie dans les garages
des vieilles rues. Retourner au ciné, angoisser un peu devant Petit Paysan, préparer une
soupe avec les feuilles des blettes. Je décolle pour Porto dans une semaine, enfin je
m’échappe un peu d’ici, faire le plein d’aventures solitaires, de soleil et de jolies choses.
{ ci-dessous une jolie bière de la soirée galettes bretonnes et le bon mélange Kusmi tea }

Partir le matin avec mes grosses bottes bleues sous le grand parapluie blanc à pois.
Se ré-abonner enfin au théâtre pour voir quelques spectacles dans l’année, des éclaircies,
chanter sur mon vélo en allant chercher mes légumes. Goûter au bureau le gâteau de Nils
qui sent le bonbon Batna. Cueillir quelques petits fruits roses si jolis de Fusain au bord du
Doubs. Une araignée à la tête de mon lit.. { ci-dessous fleurs brodées par
Slow Stitch
Sophie
au Canada, qui créent de beaux paysages de fils aux couleurs pastels }