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LES JOLIES CHOSES

Grimper un peu hier en fin d’après-midi pour lire et écrire au calme et à l’ombre. Les
fourmis qui s’attaquent à mon sac en papier de flocons d’avoine. Le soleil qui se couche
sur la rosace de la cathédrale Saint-Jean en redescendant. Glisser ses jambes du côté
de la couette fraîche au réveil. Un gros pain de tradition et deux bouteilles de vin pour
le week-end, le soleil de midi. { ci-dessous le mini-spray OUAI qui rend un peu fous mes
cheveux tous courts et la vieille collection de timbres du monde entier trouvée par Nathan }

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Être accueillie par Virg, passer l’après-midi sur son canapé et sous son plaid. Être
apaisée de la voir plier doucement ses chutes de tissus pour les faire rentrer dans
ses belles boites. Rejoindre Marta au marché bio, boire un sirop de citron et rentrer
vite en sandales pour échapper à la pluie orageuse. Rater la visite du musée des
beaux-arts vide, boire un Vermouth catalan accompagné d’olives à l’orange. Se
poser des questions sur un futur déménagement.. { ci-dessous les sandales dorées
dans les pâquerettes et une pizza avec du basilic frais coupé sur la fenêtre }

Écouter les Beatles et de vieilles chansons de nos jeunesses insouciantes avec Virg
sur son canapé. Une bouteille de Bordeaux, des tous petits saucissons et des carottes.
Je suis repartie avec une pile de livre et rentrée sous la brume. Une inauguration réussie,
la peur de la foule, profiter plutôt des derniers rayons de soleil et partir siroter un très
bon gin chez Bérangère. Un rêve de grande fête sur une île de rivière{ ci-dessous les
très belles et fines poupées de l’anglaise Katy Livings. Elle utilise de la pure laine, du
Liberty et de belles dentelles pour de magnifiques petites finitions et détails }

Un gros orage, un gros pain bio aux graines anciennes. Le boulanger tout bronzé. Prendre
seulement conscience de nouveaux magasins, repartir avec quelque jolis petits objets, une
planche à découper à motifs et un petit carnet rose. Croiser Victor par hasard au milieu des
belles assiettes. Parler écrans d’ordinateurs avec Etienne au téléphone, annuler le ciné pour
rester dans mon canapé et mixer des dattes, des amandes et de la coco. { ci-dessous la
gueule de loup séchée et la pile de livre dont je parlerai au fur et à mesure des lectures }

Faire la route avec Virginie et voir l’endroit bucolique où elle travaille, serrer la main aux
résidents très souriants et gentils. La tarte qui sent bon sur le siège arrière, l’endroit où
Jacotte le poisson avait été pêchée. Découvrir la nouvelle pièce du bas de la maison de
Dole, croiser mes parents. Équeuter les fraises, terminer Petite histoire argentine de Laura
Alcoba et le donner à maman, lui apporter des robes aussi. Se perdre avant de prendre
le train. Se faire piquer par un petit chardon. { ci-dessous le nouveau sac à gros pois et
bandoulière pour faire du vélo, et les dernières sandales rose pâles pour l’été }

Le monsieur derrière moi au cinéma qui commente tout à voix haute et fredonne à la
fin sur la reprise de Bashung. Je ne sauverais que la première scène de Place Publique,
Bacri se trémoussant maladroitement sur Kenny Arkana. Je me réveille naturellement
du plus en plus tôt, avant la sonnerie. Le curcuma de mes recettes rend jaune tous mes
récipients. { ci-dessous les pousses que m’avait donné Marta avant l’hiver et qui com-
mencent enfin à grandir, et un délicieux bol de brocoli rôti à l’ail et au parmesan }

Maintenant qu’il fait chaud on peut ouvrir les fenêtres et la porte du bureau, j’ai vernis
mes ongles de trois nuances différentes pour accueillir le printemps, presque l’été.
Les plantes se mettent à boire beaucoup, le marché bio du mardi soir a repris, sur la
place juste en bas. J’ai rêvé d’écailles de dinosaures radioactives. Je n’ai presque plus
mal, à ma bosse sur le crâne. { ci-dessous une jolie robe chemise toute simple verte
et blanche de chez Boden et mon nouveau rideau de douche avec de grandes fleurs }