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LES JOLIES CHOSES

Dole et la nouvelle maison à la fois habitée et en cours de fabrication. L’odeur du
ciment frais, les nuits chaudes avec les enfants. Du nougat, des mirabelles, le Doubs
pas si froid qui coule sur les cailloux, des chants comtois dans une cabane de la forêt
de Chaux. Un gros chat gris et blanc qui fait des crottes au fond du jardin, les cahiers
de vacances et un décalco étoile sur mon bras. { ci-dessous le gros heurtoir en lion
de la rue du Général Lecourbe et le viaduc ferroviaire entre Bregille et Rivotte }

Ces derniers jours se suivent et se ressemblent beaucoup. Les mouches lentes et
collantes, les camions des ouvriers qui m’empêchent de sortir de la cour avec mon
vélo. Des lasagnes aux carottes, un crumble aux courgettes. C’est terrible mais j’ai
l’impression de sentir déjà la nuit qui tombe plus tôt. C’est la fin de mon contrat, je
profite de la pluie et du gris pour boucler le travail, ensuite, je serai libre ! Pour fêter
ça je me prépare des cartes de visite roses & dorées. L’organisation de l’été est floue
mais je pars pour la Vienne quelques jours avec plein d’amis et je m’octroie une pause
ici, retour mi-août. { ci-dessous baskets fleuries Boden et madeleines maison }

Un dimanche à l’atelier. Des voisins qui préparent à manger tout l’après-midi et les
bonnes odeurs qui passent par la fenêtre. Les bureaux sont vides, Marta et Bérangère
ont rangé leurs coins. Une application de time tracking pour s’organiser et noter le
temps passé sur les projets, un site de wireframing, un drôle de poster très féminin
pour un anniversaire. L’orage, le vent, un kir à la cerise noire. { ci-dessous les faux
crocos jaunes et verts et ma collection presque complète de Calvin & Hobbes }

J’écoute les voix de Lonny Montem et Guillaume Charret. Je les ai vu chanter en vrai
dans une librairie il y a deux semaines. Ils étaient au milieu des bande dessinées, Lonny
avait une belle robe. J’ai vu Grand froid au cinéma, un peu rigolé, surtout quand Bacri
explique qu’un corbillard ne fait jamais demi-tour. J’avais lu le livre de Joël Egloff il y a
des années, je ne me rappelais plus de l’histoire. Je n’ai pas de nouvelles de Basile, il
n’a pas répondu à mon long mail. { ci-dessous une poire triste affichée dans la cuisine
et ma bouture de chaîne des cœurs qui pousse bien }

Partir à dole samedi matin, le train rempli pour le départ du Tour de France. Les gros
travaux de la nouvelle maison, les enfants qui grandissent, cahiers de vacances, hand
spinner et clafoutis aux abricots. Faire les soldes entre filles, lire attentivement les infos
sur statuts fiscaux & sociaux, surligner. S’endormir en écoutant Bobby Lapointe. Rentrer
sous la pluie en sandales dimanche soir. Préparer mes grosses tomates très mûres pour
la semaine. { ci-dessous un nouveau pot doré à motifs gravés et les sacs accrochés }

Je me réveille très tôt, avant la sonnerie. Depuis quelques semaines, montent par la
fenêtre des chants chorale religieux venant du centre diocésain. Un peu plus tard, les
coups de massue des travailleurs prennent le relai. Je file au bureau. Je gère comme
je peux les différents projets en cours, l’été va être studieux. Une nouvelle coiffeuse
mais toujours la même coupe. Un fauteuil massant pas si agréable que ça et deux petits
hauts soldés. Un faire-part coloré inspiré des punks anglais, du jamais vu. { ci-dessous
mes magnifiques sandales en cuir festonné or-rose à lacets de chez Boden }

Organiser un barbecue sur la terrasse du bureau, des saucisses, une tarte aux fraises.
Filer à vélo pour passer la soirée à Jours de Fête, trouver un vieux poche d’Arthur Upfield
à un euro et croiser d’anciens profs. Les températures qui descendent enfin un peu, le
vent frais, les nuits plus longues, le chocolat à la fin du cône vanille. Partir sauver Najat
avec du rosé frais, discuter dans sa cuisine. Les madeleines au miel et à la fleur d’oranger
du dimanche. { ci-dessous les jolies boites SCOP-TI et les calissons d’Aix de Noël dernier }