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LES JOLIES CHOSES

Se lever tôt et partir à pieds à la gare, écrire plusieurs lettres à Dole sur la grande table à
manger avec les rayons du soleil. Un bon repas en famille, une ballade dans les rues et voir
Dominique A en vrai, le soir. Écouter religieusement tous mes morceaux préférés, observer
l’énergie, rentrer dans la nuit. Repartir le lendemain matin et faire une autre ballade, autour
de Besançon, grimper pour avoir le soleil jusqu’à la fin, jeter des pommes de pin au chien
Pirate, découvrir des petits sentiers, des jolis terrassements, rapporter un bouquet sec.
{ ci-dessous une tasse avec des chats dorés et ma lampe de luminothérapie au bureau }

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Écouter Anne Sylvestre un peu avant de partir tenir la recyclerie, en bas de mon bureau.
Attendre en essayant une perruque ou une veste, discuter longtemps avec les quelques
passants qui achètent des bricoles : bijoux, chemises ou jeux. Le temps qui passe vite,
finalement. La soirée au café au-dessus, l’ardoise, beaucoup d’amis. Et l’expo fantastique
de Benoît Huot, la route de Gray, le château, les magnifiques détails des démons. { ci-
dessous ma ceinture bien trop grande et le calendrier des thés de décembre dernier }

Encore deux colis de chaussures et beaucoup beaucoup de mouchoirs. J’aime suivre
à nouveau la vraie-fausse vie de Valeria Bruni Tedeschi au cinéma. L’été, la mer, les histoires
de famille, deux sœurs qui chantent en italien et le beau jardinier aux cheveux blancs qui
a pris la foudre. J’écoute ce magnifique morceau de Mutual Benefit en boucle. { ci-dessous
le joli petit pulvérisateur reçu à Noël de la part de Fanny pour prendre soin de mes plantes
et la gravure d’Aurélien Benoist offerte par ma maman, encadrée de blanc dans ma chambre }

Un parterre de mouchoirs et la tête dans un étau. Ma porte de bureau repeinte en rouge,
un gros pull rose pâle avec un peu de mohair. Trier mes chaussures et faire de la place
dans les cases. En faire partir deux paires dans des colis. Je me demande ce quelle est
l’odeur que l’on sent réellement, quand on dit que « ça sent la neige ». { ci-dessous le
travail de la céramiste d’origine britannique Vanessa Hogge. De magnifiques compositions
florales en porcelaine, à la fois brutes et minutieuses }

Commencer dans le bus le premier tome de Vernon Subutex emprunté à Rosario. Se
retrouver en zone commerciale et boire quelques bières avec mes anciens collègues,
pas si loin des bureaux dans lesquels on a passé tant d’années ensemble. Rire beaucoup
comme avant. Des mêmes choses. Partir à pieds le long du Doubs pour un après-midi
de travail et discussions à Velotte, rejoindre à nouveau Elsa dans sa cuisine, et regarder
plus tard un vieux film d’horreur.  { ci-dessous une serviette à abeilles dorées et le petit
cintre-trombone des chaussettes Bonpoint }

Une quinzaine de nouveaux podcasts, de quoi écouter pendant des semaines. Reparler
avec Rosario de la jeune stagiaire en drôle de jogging bouffant. Rentrer sous la neige
avec Marta. Prendre un thé du matin avec Virg encore en pyjama. Se choisir une couleur
de porte. S’étonner encore
des voix à la radio, qui sont différentes des visages imaginés.
Discuter un peu avec Fanny, de passage à Besançon pour son concours. { ci-dessous les
affaires roses du bureau, et le fauteuil en rotin rose également, avec ses beaux coussins }

Le givre du matin puis le soleil, un peu. Très déçue par Meaulnes au théâtre, à peine
moins par Pierre et le Loup. Je retiens le bruit de l’orchestre qui s’accorde et les drôles
de costumes des chasseurs. Un peu de vin avec Elsa, une grande table en Formica rouge
puis une assiette ThaÏ avec du tofu. Relire le poème de Prévert avec les escargots qui vont
à un enterrement. { ci-dessous le bocal rempli des bonbons de mon enfance et le beau
portefeuille que j’ai reçu en cadeau après la perte de mon porte-carte une nuit de novembre }