archive

LES VOYAGES

Du soleil pour le déménagement, tout entasser avec Virg et se dépêcher. Puis déballer
doucement, monter les nouveaux meubles et trouver une place aux choses. Je rêve
littéralement de vacances chaque nuit. De bateaux ou d’aires d’autoroute. Encore un
Mont d’Or, deux gâteaux au chocolat avec beaucoup de beurre et se rappeler de mon
CD de Patricia Kaas. { ci-dessous des bonbons rapportés de Varsovie, au goût très fidèle
de pastèque, et un beau livre jeunesse de Dawid Ryski également rapporté de Pologne }

Publicités

Une robe avec de toutes toutes petites étoiles jaunes et blanches, un cocktail qui s’appelle
Mireille, un riz cantonais. Je prépare mon déménagement de bureau, j’essaie de me projeter,
d’organiser. Je vais être toute seule dans une jolie pièce carrée dont je peux faire ce que je
veux. Avec une drôle de grosse fenêtre en demi-cercle. { ci-dessous encore un livre rapporté
de Varsovie, les psaumes illustrés de la poétesse polonaise Julia Fiedorczuk et une figurine
de Staline de très mauvaise qualité trouvée en boutique souvenir pour touristes }

Toujours aussi difficile de faire des choses le lundi soir. Un lever très tôt samedi pour Dijon,
des discussions sur la réinsertion post-carcérale et l’évocation du programme Respecto mis
en place en prison. Vers midi, nous avons pris le chemin du restaurant par groupe de deux.
Sylvie, tout en me racontant comment se passe sa récente correspondance, a sorti un petit
peigne et s’est mise à coiffer ses cheveux courts assez rapidement, avant de le ranger dans
son sac. { ci-dessous les belles cartes représentant les villes polonaises et un beau livre
d’illustration trouvé au musée musée d’ethnographie de Varsovie : Puste Miejsce Przy Stole }

Un lundi froid, en bottes. Un nouveau téléphone avec plus de place, la couverture du
canapé. C’est le premier jour du mois d’octobre, on avance vers la nuit. Je rêve d’enfants
qui parlent français à New-York et de salle de cinéma dans une immense grotte, avec des
chiens qui courent dont l’ombre est projetée. Passer voir Marie-Ange dans le dimanche
ensoleillé, rire fort devant le dernier film de Delépine et Kervern dans la salle remplie. { ci-
dessous les noix fraiches et des sucreries illustrées rapportées de Pologne }

Déjà de retour ! Varsovie m’a beaucoup plu, immense capitale à l’architecture variée,
mélange d’histoire et de modernité. Beaucoup de parcs, des raviolis au chou et
champignons appelés Pierogi, un musée collectant les immenses enseignes en néon
des années 60-70 de la ville, des gros pigeons et des corneilles gris perle et noir. De longs
saucissons aux épices très fins, l’histoire des juifs polonais, une ancienne prison et le siège
de la Gestapo. Un vaste cimetière dans la forêt, les rayons du soleil à travers les branches
et les bougeoirs en verre allumés. Le fromage fumé, les foulards aux motifs traditionnels,
les costumes et instruments de musique folkloriques, les couleurs de la vieille ville, les cours
intérieures délabrées de l’autre côté de la Vistule. Des châteaux kitchs, des oeufs de Pâques
colorés et beaucoup beaucoup de bâtiments social-réalistes magnifiques, un musée de l’affiche.

Pas vraiment de pause dans l’été.. une semaine à Paris très très studieuse puis encore
du travail, pas mal de séances de cinéma et puis quelques aller-retours dans la rivière.
Pas le temps de m’ennuyer, même pas vraiment ennuyée par les photos des vacances
des autres. Septembre est arrivé très vite, même en restant ici. Mais maintenant c’est
mon tour ! Je pars quand les autres rentrent, ma valise est prête, décollage pour Varsovie
dans deux jours, je reviens ici le lundi 17 septembre, avec des souvenirs de Pologne !

Revoir une grande cousine, sous le parasol avec les petits fauteuils en rotin. Rentrer vite,
être encore enfermée dehors, sauvée par la baby-sitter des voisins. Écouter Supertramp
sérieusement, faire beaucoup de siestes et manger toujours pareil. Boire un thé toute seule
en terrasse avant d’aller au marché du dimanche matin, terminer mon livre, rentrer avec un
tout petit saucisson très sec et un melon.Croiser le gentil caviste qui ouvre, rater le marché
des créateurs et redescendre la rue, être triste pour la jeune serveuse qui a renversé tout
son lourd plateau. { ci-dessous les photos de la belle et vieille maison de Bourgogne }