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MES TRUCS

Faire un collage avec des poissons pour maman. Partir à Dole, porter un masque dans
le train. Aller regarder Lou et Nino jouer dans l’eau au barrage, choisir trois très beaux
tissus pour des robes. Revenir, accueillir Elsa, discuter dans le jardin puis descendre
manger indien. Pédaler jusqu’à Chalèze, arriver pour le dessert, nager un tout petit peu
et rire dans l’herbe en pente. Les avions qui passent, pas haut. Un repas sénégalais à
Velotte. { ci-dessous des muffins pommes caramélisées et une trousse cousue main }

Braver la queue du bureau de Poste pour faire partir une guirlande en Australie. Rapporter
du périple des cubes de levure pour les brioches de mon amoureux. Un magnolia, les jardins
partagés, des cerises sauvages, un lièvre à l’observatoire, rentrer vite pour dépendre le linge
qui sèche, menacé par l’orage. La fin de ces balades autorisées d’une heure, le soir autour
de chez nous à la découverte du quartier. { ci-dessous encore une petite boîte en bois chinée,
repeinte et tapissée de papier à l’intérieur et des petits sablés salés au chorizo et Comté }

Marion qui m’envoie une annonce pour acheter une perruche sur le Bon Coin, retrouver
des échanges de mails avec maman pendant la durée de mes six mois passés à Montréal
imprimés il y a quinze ans. Jeter beaucoup de papiers, apporter beaucoup de vêtements,
manteaux, chaussures et sacs à la Recyclerie. Monter à vélo voir mon ostéopathe qui trouve
la raison pour laquelle je suis tombée. Travailler là-dessus pour avancer et avoir la tête qui
tourne un peu. { ci-dessous le manteau gris de cet hiver et un de mes collages de fin 2019 }

Un dimanche au lit, la pluie qui n’arrête plus. Mes mains qui sèchent et les plis des
empruntes digitales qui se reforment sur ma peau. Un documentaire effrayant sur le
Goulag soviétique du XXe siècle et une série flamande avec un jury d’assises composé
de douze citoyens cherchant la vérité. Le vent qui fait claquer la barrière et les volets,
sortir en pyjama. La réunion du lundi soir et un critéruium qui disparaît. { ci-dessous le
joli klaxon bleu turquoise de mon vélo et les housses et sacoches cousues à la main }

Les cartons qui s’empilent déjà, le vent froid et la pluie. Reprendre le bus, re-noter mes
rêves quotidiennement. Planifier un petit voyage à Paris début avril, chercher du sirop de
pêche bio partout, acheter finalement trois fromages. du Pecorino Pepato de l’Abondance
et du Saint-Nectaire. Répondre enfin à tous mes mails en retard, deux grands nouveaux
plaids et des patates qui germent très haut. { ci-dessous mon masque de Chat du Cheshire
pour la soirée Alice aux pays des Merveilles et des jolis carnets des Editions du Paon }

Vendre une de mes cartes postales pour une demande en mariage. Ma préférée, celle
avec la pieuvre. Recevoir un gros colis de jolies bières pour samedi. S’ennuyer devant
des danseurs et une chanteuse lyrique, doubler Damien par hasard en courant pour
attraper le tram. Aller chercher nos légumes et boire un Pontarlier en revenant. Se rendre
compte que je vis dans le même appartement depuis 6 ans en cherchant de vieux papiers.
{ ci-dessous mes vœux 2020, pour une belle nouvelle année épanouie & engagée ! }

Tenter de nouveaux collages, des transferts qui marchent plus ou moins bien, allonger
les jambes d’un cheval avec mes ciseaux et ma colle et chercher un crayon orange très
foncé au dernier moment. Préparer mon stand de marchande avec les jolies choses,
accueillir les gens et essayer de continuer à couper-coller dans mon bureau. { ci-dessous
les cartes de vœux éditées pour le marché de Noël de la Sainte-Lucie à Hôp Hop Hop,
mon joli lieu de travail. Et les nouvelles guirlandes de bateau préparées exprès. }

Le rythme qui s’accélère, les deux jours du week-end à travailler pour être prête.
L’accrochage un peu compliqué, chercher un cadre blanc au dernier moment, se
retrouver à boire une triple karmeliet au milieu d’une zone commerciale à la nuit
tombée. { ci-dessous mon affiche pour la nouvelle exposition collective des résidents
de Hôp Hop Hop. Vernissage ce soir, j’y expose six collages fraîchement crées qui
illustrent quelque uns de mes rêves, consignés dans des carnets depuis 2014 }

Mes vingt-cinq petites photos carrées qui sont achetées d’un coup. Plongée dans les
chiffres 2018. Des cheveux très très courts, comme il y a longtemps. Des ongles rouge-
fraise. Le soleil qui apparaît et disparait, Le tome 2 de Vernon Subutex qui va plus vite à
lire et la cuisine de
rillettes végé avec des lentilles et le vert des poireaux. { ci-dessous
les photos blanches exposées ici et visibles en entier là. Et un petit tee-shirt tout simple
avec des jolis pois irréguliers qui font comme un pelage de fauve imaginaire }

Ce matin le vent avait disparu. J’ai rêvé que j’écrivais le brouillon d’une lettre à Marie
au feutre jaune directement sur l’intérieur en daim de mon nouveau sac jaune. Dans la
rue de la Préfecture, un jeune employé de la mairie avec un chalumeau au bout d’une
tige et une bonbonne de gaz à roulettes. Je me suis arrêtée pour lui demander ce qu’il
faisait : il brûle les les mauvaises herbes qui sortent de la pierre. Nous nous sommes
souhaité une bonne journée.
{ ci-dessous mes vœux pour 2019, encore un petit gif qui
bouge pour une année spatiale & spéciale }