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MODE, BEAUTÉ, SOIN

Pédaler le long du Doubs sans bateaux jusqu’à Dole, puis Seurre. Retrouver famille et
amis, rencontrer la mini Charlotte aux yeux bleus qui m’a beaucoup souri, entendre le
croassement des grenouilles, barbecue, fraises, Mölkky, légumes d’été, écluses, oiseaux,
pique-niques, un long et beau week-end pour revivre. Terminer le déménagement, retrouver
les copains de l’asso Tinternet, chercher une méridienne. { ci-dessous la jolie plante Séneçon
de Rowley qui pousse au soleil et mes nouvelles sandales en cuir un peu mocassins }

La semaine dernière encore passée à toute vitesse. Retourner dans mon lycée pour être
jury de BTS avec mes anciens professeurs. Les arbres de la cour, la passerelle, les sonneries,
l’odeur de la cantine le matin, les couloirs avec la même couleur et les jeunes qui tricotent
assis par terre. Trouer ma nouvelle robe dès le premier jour, coincée entre le frein et la roue
de mon vélo. La salle de modèle vivant avec les volets qui ne s’ouvrent plus et les chevalets.
{ ci-dessous ma première boîte tapissée de papier et les chaussettes offertes à Nino à Noël}

Marion qui m’envoie une annonce pour acheter une perruche sur le Bon Coin, retrouver
des échanges de mails avec maman pendant la durée de mes six mois passés à Montréal
imprimés il y a quinze ans. Jeter beaucoup de papiers, apporter beaucoup de vêtements,
manteaux, chaussures et sacs à la Recyclerie. Monter à vélo voir mon ostéopathe qui trouve
la raison pour laquelle je suis tombée. Travailler là-dessus pour avancer et avoir la tête qui
tourne un peu. { ci-dessous le manteau gris de cet hiver et un de mes collages de fin 2019 }

Aller deux fois à La Poste dans la journée. Avoir moins de chance l’après-midi que
le matin. Accepter d’être jury dans mon ancien lycée de BTS, cuisiner lentement en
cherchant chaque ingrédient et ustensile dans la grande cuisine. Des olives, une carotte,
deux échalotes. Trouver une deuxième boite en bois, plus petite. Acheter du beau papier
à motif et prévoir de refaire l’intérieur du tiroir à compartiments de ma petite table de
chevet. { ci-dessous des boucles-balai roses et mon gilet rose à gros boutons }

Rater des meringues et commander de nouveaux gants en laine. Partir à Dijon à cinq et
découvrir des super groupes. Préparer des petites demi-lunes avec de la poudre d’amande,
saupoudrer avec le sucre glace qui fait comme de la neige qui tombe. Casser des noisettes,
les écraser et les torréfier pour la farce de la courge butternut. La vraie neige qui tombe un
peu, et un deuxième Far breton. { ci-dessous mes stickers rigolos de Gudetama, l’œuf
japonais paresseux, et une paire de jolies boucles d’oreilles trouvées à la recyclerie }

Une nouvelle étagère au bureau, très vite remplie. De la place pour mes dossiers, et
deux nouvelles lampes vertes. Un vieux sous-main en cuir, une grosse tasse ronde avec
un teckel noir. Jeter sans faire exprès mon antivol de vélo dans une grosse poubelle
jaune, s’en vouloir beaucoup puis tenter plutôt d’en rire. { ci-dessous mon pull léopard
tout doux qui est devenu bleu-vert bizarre après un accident de lavage. Et mes tissus
en cire d’abeille pour remplacer le film plastique dans la cuisine ou l’aluminium }

Retrouver Virg après plus d’un mois je crois. Un délicieux et gros gratin de côtes de
bettes et des serviettes en papier avec un teckel de Noël. Une réunion efficace, un
Mont d’Or, encore un sandwich au thon et un documentaire sur Radiohead. Ressortir
le bonnet gris, s’acheter un énième rouge à lèvre et faire une petite sieste. Des copains
pour le week-end. { ci-dessous un trio de poires de novembre et mes chaussettes
Boden avec des faisans dessus, j’en ai aussi avec des lapins et des renards }

Rater la friperie au café Hôp à cause du travail, encore de futurs beaux projets à venir,
et aussi des étiquettes pour la bière de François. Une pizza avec des figues et des petits
morceaux de noisette dessus, du tri dans mes podcasts, ceux que je n’ai jamais le temps
d’écouter. Aller chercher mes légumes à vélo dans la nuit, faire des photos de mes yeux
pour Paris. Une grosse coccinelle et un papillon de nuit. { ci-dessous un tee-shirt contre les
gens qui me fait rire et qui rend le prochain été encore plus loin. Et mes collants-étoiles }

Partir à vélo les deux pour la pause de midi dans l’immense parc vide de l’ancienne
Rodia, avec des bancs orange fluo. Manger une pomme, les épluchures convoitées
par les guêpes. Une future exposition en décembre qui va arriver tellement vite, mettre
en boucle ce magnifique morceau de Gil Scott-Heron et me préparer avec joie pour
un départ de trois jours à Marseille sous le soleil. Des figues séchées et des noisettes.
{ ci-dessous mon agenda 2020, rose poudré et ma dernière robe à manches longues }

La vraie reprise du travail, à la moitié du mois de septembre. Écouter les gens raconter
leur premier souvenir, chercher le mien. La jeunesse de certaines voix à la radio, la drôle
de pharmacienne qui finit ses conseils avec la voix qui monte comme si elle posait une
question. Aider Elsa pour la mise en page de son mémoire, deux quiches d’anniversaire.
{ ci-dessous un souvenir des soupes aux fanes de radis de l’été, comme un avant-goût
de celles d’hiver aux poireaux à venir et ma robe légère noire à pois blanc avec son col }