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MODE, BEAUTÉ, SOIN

Rôtir des aubergines, préparer ma valise. Retrouver la texture de la crème au Calendula
de quand j’étais petite et aussi la même odeur. Manger une tartine aux morilles gratinées,
retraverser le vieux cimetière, croiser de la vigne vierge aux couleurs folles, regarder les
vieux objets de la brocante, commander des sushis pour le dimanche soir et chercher
un film avec des super-héros. { ci-dessous les vernis vegan Green de la marque
Manucurist et l’étiquette faite maison pour le vin de noix apporté par Marie cet été }

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Choisir du vin rouge avec mon frère et mon cousin, le boire sur la table en fer, en bas,
dans la cour. Jusqu’à la nuit qui tombe vite. Des araignées dans la salle de bain, le miroir
au fond du couloir qui prolonge et donne l’impression d’une autre pièce un peu fantôme.
Visiter deux cimetières et de belles vieilles tombes, dont celle d’une comtesse née à
Londres. { ci-dessous différentes crèmes à la pivoine, au beurre de karité ou aux fibres
de lin et mon pin’s très rétro de la fameuse Cogip inventée par Nicolas & Bruno }

Des mirabelles pas encore très mures qui seront parfaites demain. Des courgettes jaunes,
trois films un peu nuls. Le plaisir de remettre un petit pull léger, le soir et le matin, filtrer le vin
de noix apporté par Marie et le mettre en bouteille. Attendre. Acheter de l’emmental râpé
pour la première fois depuis des années, et essayer de trouver du vernis à ongles le plus
naturel possible, avec du manioc et de l’huile de coco. Remarquer de petits vertiges quand
je me lève trop vite. { ci-dessous un petit tee-shirt marine aux motifs rouges de chez Boden
et mes sandales vernies de chez Salt-Water que je ne quitte plus }

J’ai vu David, nous étions dans la même classe au lycée. C’était il y a longtemps, avons-
nous tant changé ? Il m’a raconté sa belle et dure marche d’un mois sur le chemin de
Compostelle. Il me tarde de repartir seule. Je ne suis toujours pas reposée, je traque le
peu d’air frais, comme tout le monde. Les rues de la ville se vident, j’entends les trains
passer depuis chez moi, la gare est pourtant à environ deux kilomètres. J’ai mangé une
délicieuse pizza avec une grosse boule de Burrata fraîche dessus. { ci-dessous les robes
et jupes rayées de l’été, en tissu léger }

Je rêve encore d’une drôle de piscine en verre. Et d’un homme qui se transforme en
stalactites qui me tombent ensuite dessus. Je travaille beaucoup depuis chez moi, la
jambe levée pour essayer de faire dégonfler mon énorme hématome. La pluie de cette
nuit a rafraîchit l’air, et le ciel de ce soir semble indiquer le retour du soleil. Je cherche
à chasser les deux mouches du salon sans y parvenir. { ci-dessous mon pull brodé avec
des citrons et un crumble de courgettes et fromage ail & fines herbes }

Onze heures en tout sur les départementales. Des ronds-points, des feux de circulation
alternée. Des asperges à la feta préparées par les copains, la route qui tourne et des lits
à étage. Une passerelle himalayenne en métal au dessus de la romanche, le bruit fou du
torrent. Les montagnes noires de Belledonne, le château de Vizille et son grand parc, un
paon, une tarte flambée avec du cheddar dessus. { ci-dessous mon Holga rose dont les
prises sont comptées et les réglages aléatoires et ma robe tricolore Esprit en coton léger }

Croiser Nico à l’arrêt de bus, passer la journée assise dans l’école des Beaux-Arts,
écouter, parler aussi à la fin. De belles rencontres, une prédiction sur les personnes
du signe Sagittaire. Rester pour la présentation des diplômes, un jeune homme
accroché au mur par du scotch gris, plusieurs buffets. Le cri strident des hirondelles,
et la découverte
de galettes feuilletée venant du Maghreb et appelées Msemmen.
{ ci-dessous la mousse de betterave au basilic et mon maillot de bain rayé pour l’été }