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VU, LU, ENTENDU

Aller voir Woman at War au cinéma au dernier moment : une militante écologique islandaise
qui se transforme en prof de chant, un groupe de musiciens dans le décor et un chœur ukrainien
sous la pluie. Une sœur jumelle prof de yoga, un malchanceux migrant à vélo. Un glacier puis
une source chaude, le visage dans la mousse, un masque de Nelson Mandela, la photo d’une
petite orpheline. Du Taï Chi devant la télévision, les portables dans le congélateur et des tracts
lancés depuis les toits. La traque palpitante et drôle d’une héroïne ordinaire. { ci-dessous le travail
de Michael Belhadi, une collection d’images de divers endroits un peu énigmatiques et colorés }

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Aller voir Vierges au cinéma : une station balnéaire au nord d’Israël, un café vide, une
rumeur de sirène, le bruit des vagues et les piqures de méduse. Une berceuse chantée
en français, deux vieux joueurs d’échecs et un maître nageur. Plusieurs générations de
femmes. La rage, l’envie d’aventure, l’innocence. Un beau jeune homme attirant. Une fête
à paillettes et cette petite fille habillée en princesse avec son collier de perles, des algues
sèches et des coquillages qui s’entrechoquent dans un vieux filet de pêche. { ci-dessous
les photos de l’australien Ben Thomas  et ses paysages flous aux couleurs éclatantes }

J’ai pu rester au soleil au moins deux heures avec Virg etle petit vent frais. Ma peau
a doré un peu, j’ai toujours peur de la brûler. Un gros litre de soupe avec du céleri et des
graines de sésame, une longue lettre à recopier, beaucoup de klaxons de mariages, et
aussi des percussions tout l’après-midi qui cassent un peu les oreilles. J’ai rêvé que j’avais
une grande cuisine et que j’hébergeais des réfugiés dedans. { ci-dessous la jolie plante
donnée par Marta après son vide-grenier et le tome 2 des cahiers d’Esther pour Lou }

Être réveillée par le bip régulier et aigu de l’alarme incendie qui me signale de lui changer
sa grosse pile plate. Partir en oubliant de mettre mes bagues, mes ballerines roses vernies
aux pieds. Des réserves de pain au marché bio, le soleil qui se couche très tard et se lève
très tôt, trop de post-its, les guerres sous Louis XIV, un roi avec une signature d’enfant et
moi qui oublie toujours de signer mon travail. { ci-dessous de nouvelles plaquettes du si
beau et bon chocolat vietnamien Marou et la pile de livres en attente }

Un gros orage, un gros pain bio aux graines anciennes. Le boulanger tout bronzé. Prendre
seulement conscience de nouveaux magasins, repartir avec quelque jolis petits objets, une
planche à découper à motifs et un petit carnet rose. Croiser Victor par hasard au milieu des
belles assiettes. Parler écrans d’ordinateurs avec Etienne au téléphone, annuler le ciné pour
rester dans mon canapé et mixer des dattes, des amandes et de la coco. { ci-dessous la
gueule de loup séchée et la pile de livre dont je parlerai au fur et à mesure des lectures }

J’ai pioché au hasard dans le bac de livre déposé dans la rue. Une mère et sa fille à
coté de moi me conseillent de le prendre, il à l’air vraiment bien. J’ai essayé de regonfler
mon vélo inutilisé cet hiver, failli abandonner puis persisté. Je suis partie au bord de l’eau
tout seule profiter du soleil, lire, écrire, pieds nus. Le soir, deux restos avec Victor et Jean,
et plusieurs terrasses mais aussi du repos. { ci-dessous le livre entamé dans l’herbe du
Suisse Martin Suter et une branche du petit arbre qui me faisait de l’ombre }

J’ai acheté trois nouvelles bougies de Charroux dont une qui sent comme les petits
Jésus en sucre aux couleurs pastels qu’il y avait chez ma grand-mère pour Pâques.
Un petit tour à Saint-Vit avec plein de copains, des copeaux de noix de coco avec
Victor en terrasse. Tomber malade à nouveau, rater un déménagement. Faire passer
la fièvre en restant au lit. Regarder entièrement la troisième saison de Love. { ci-dessous
les deux livres écrits par Dominique A et ses belles phrases justes. Et les albums d’Anna
et Froga super drôles imaginés par Anouk Ricard }