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VU, LU, ENTENDU

La pluie, le froid nouveau. Habillée comme une rentrée de septembre avec des chaussures
neuves et un pantalon gris. Je reprends l’écriture quotidienne de mes rêves. Coller les
étiquettes crées pour le miel de mon ami Olive avec un peu de lait, embouteiller la bière
de François le dimanche, partir ensuite les deux à vélo le long du Doubs. { ci-dessous les
Niniches, sucettes colorées rapportées de Bretagne début juillet et un mini-livre de 1969
qui traite très sérieusement de la graphologie, trouvé à l’ARScyclerie de Hôp Hop Hop }

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Une semaine de chaleur. Même le soir jusqu’à tard. Boire beaucoup d’eau, balader mon
ventilateur jaune, manger des courgettes. Aller voir Rémi & Karim à travers les Vaites. Partir
à vélo jusqu’à Chalezeule le long du Doubs, un nouveau pique-nique avec des devinettes
et des chamallows. Des éclairs qui n’arrêtent pas, une matinée toute seule à la piscine, une
bouteille de Mâcon-Villages et le frais est revenu en une nuit. { ci-dessous le magnifique
magazine québécois Dinette, sur l’alimentation très bien mis en page avec de belles photos }

Se lancer dans la confection d’un kilo et demi de gnocchis, les façonner un à un à la
fourchette en écoutant des podcasts féministes qui parlent de football ou de Septima
Poinsette Clark. Aller acheter les Cahiers d’Esther – 13 ans pour Lou, faire encore un
pique-nique avec des cerises. Des nouveaux verres et des petits tupperwares en bam-
bou, le chat qui miaule fort et rauque le soir, la nuit et le matin. { ci-dessous mes bretzels
maison et le guide d’architecture de chez socialistmodernism, Roumanie et Moldavie }

Déjà mai. Et bloquée au bureau. Je convoite le soleil par la grande fenêtre en demi-cercle.
Une semaine chargée, envie de retourner au cinéma. Le pain délicieux d’Amandine, tout
chaud, tout carré. Un mélange de farines de seigle, petit épeautre, châtaigne et riz. Sans
blé, la mie toute foncée. Un joli pin’s Copain du Web qui me fait beaucoup rigoler. { ci-
dessous une belle robe Boden à gros pois rose clair, oui, j’en ai trop. D’ailleurs je fais un
vide-dressing ce samedi ici
. Et le tome 6 du Retour à la Terre de Ferri & Larcenet }

Une discussion agréable qui parlait d’essoreuse à salade et de balle au prisonnier. Une
pièce d’un euro au fond des toilettes du bureau, le sens du mot primesautière. Aller lire
au soleil entre midi et deux, le dos contre un arbre, travailler sur une affiche champêtre
et hésiter longtemps sur les couleurs, la place des éléments. Le plaisir de faire du vélo
quand il fait ce temps. { ci-dessous le dernier album joli de Yann Tiersen que j’ai même
reçu dédicacé et les livres en cours.. dont le fameux Sel de la vie de Françoise Héritier }

Une robe verte avec des perroquets, rater les portes ouvertes de mon ancien lycée,
des voisins qui reviennent s’installer des années après l’incendie. J’arrive à partir de chez
moi sans parapluie, c’est plutôt récent. Mes cheveux frisent, ils le font de plus en plus, ils
n’étaient pas comme ça avant. De la compote de pommes et des œufs brouillés. Ma cicatrice
d’Harry Potter. { ci-dessous ma belle BD d’anniversaire offerte par mon cousin Damien et
le bon Gin japonais de Noël, offert par mon petit frère Etienne }

Une semaine intense à Paris. Le train Suisse avec les gens qui racontent leur vie dedans,
un dossier à gérer plus long que prévu, peu de sommeil. Puis Belleville et Ménilmontant,
un perroquet gris du Gabon en vitrine, Godspeed dans les toilettes, une grande église et
ses escaliers, les terrasses des bistrots et leurs carrelages aussi. Les compteurs de décibels,
les ballons de rouge et la fermeture avec France Gall. Beaucoup d’Earl Grey et encore le
tour du cimetière. { ci-dessous les lectures et le CD de Miles Oliver découvert à Besançon }