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VU, LU, ENTENDU

Un massage tout chaud presque au bureau qui envoie sur un nuage. La pluie qui laisse
peu de répit. Chercher un ciré brillant, hésiter, se tourner plutôt vers une parka à pois.
Bientôt la fibre à la maison, trouver des chaussons d’escalade, aller grimper une fois par
semaine. Rendre visite à mon coiffeur, mes cheveux qui deviennent bientôt un petit carré
un peu frisé. Entamer un nouveau puzzle à deux, retourner encore au ciné toute seule.
{ ci-dessous quelques trouvailles en lecture et mes écouteurs verts sans fil Jays T-Four }

 

La journée, comme il fait toujours beau, on place les cochons d’Inde dans l’herbe du
jardin et on les observe se familiariser avec la liberté malgré leur naturel craintif et leur
envie de se cacher toujours. À un crochet, je fais sécher un peu de lilas tête en bas, et
des fleurs diverses, plus petites, en les pressant. On cuisine les fanes de tout, radis,
chou-fleur, carottes du marché. { ci-dessous la jolie pochette cousue par Virg qui me
sert de porte-feuille et la pile de livres en attente sous le Faulkner fini au confinement }

Se placer toujours presque tout devant au cinéma. À deux maintenant. Doubler les gants
pour descendre à vélo, tomber un peu malade, préparer du citron chaud avec du miel et
du gingembre. Un porte-savon blanc, une petite assiette rose avec une drôle d’autruche
et une soupe d’épinards. Une mise à jour de mon site internet qui prend du temps et les
toilettes du dessus qui fuient à Hôp Hop Hop. { ci-dessous ma lampe de bureau numéro 2
d’un beau vert émeraude foncé et un petit livre très dense sur le design web responsable }

La nuit qui tombe vite, un Mont d’or, une raclette, une soupe de courge Butternut.
Travailler, encore. Partir loin vers les Mille étangs, le soleil, les couleurs de l’automne.
Des forêts de fougères, les reflets dans l’eau, la terre noire et humide, des moutons,
des chênes, du raisin et des champignons. Croquer du malt et écouter la bière qui
fait des gros glouglous dans la cave. { ci-dessous une nouvelle plante, à droite, dont
j’ai oublié le nom, et la pile de Pagnol, que je n’ai plus le temps de lire }

Un gros rouleau de scotch transparent, trois nouveaux feutres : un vieux rose, un
bordeaux et un vert kaki. De nouveaux podcasts qui racontent des histoires, une petite
jupe noire dans les affaires d’Elsa, avec des poches doublées en pied-de-poule turquoise.
Travailler jusqu’à tard, éviter la pluie. La respiration d’un petit hérisson qui dort, en plein
jour juste derrière la grille. { ci-dessous le portrait d’une inconnue trouvé à la brocante des
Chaprais, prise par un photographe bisontin et un livre jeunesse écrit par Christian Oster }

La pluie, le froid nouveau. Habillée comme une rentrée de septembre avec des chaussures
neuves et un pantalon gris. Je reprends l’écriture quotidienne de mes rêves. Coller les
étiquettes crées pour le miel de mon ami Olive avec un peu de lait, embouteiller la bière
de François le dimanche, partir ensuite les deux à vélo le long du Doubs. { ci-dessous les
Niniches, sucettes colorées rapportées de Bretagne début juillet et un mini-livre de 1969
qui traite très sérieusement de la graphologie, trouvé à l’ARScyclerie de Hôp Hop Hop }

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Une semaine de chaleur. Même le soir jusqu’à tard. Boire beaucoup d’eau, balader mon
ventilateur jaune, manger des courgettes. Aller voir Rémi & Karim à travers les Vaites. Partir
à vélo jusqu’à Chalezeule le long du Doubs, un nouveau pique-nique avec des devinettes
et des chamallows. Des éclairs qui n’arrêtent pas, une matinée toute seule à la piscine, une
bouteille de Mâcon-Villages et le frais est revenu en une nuit. { ci-dessous le magnifique
magazine québécois Dinette, sur l’alimentation très bien mis en page avec de belles photos }

Se lancer dans la confection d’un kilo et demi de gnocchis, les façonner un à un à la
fourchette en écoutant des podcasts féministes qui parlent de football ou de Septima
Poinsette Clark. Aller acheter les Cahiers d’Esther – 13 ans pour Lou, faire encore un
pique-nique avec des cerises. Des nouveaux verres et des petits tupperwares en bam-
bou, le chat qui miaule fort et rauque le soir, la nuit et le matin. { ci-dessous mes bretzels
maison et le guide d’architecture de chez socialistmodernism, Roumanie et Moldavie }

Déjà mai. Et bloquée au bureau. Je convoite le soleil par la grande fenêtre en demi-cercle.
Une semaine chargée, envie de retourner au cinéma. Le pain délicieux d’Amandine, tout
chaud, tout carré. Un mélange de farines de seigle, petit épeautre, châtaigne et riz. Sans
blé, la mie toute foncée. Un joli pin’s Copain du Web qui me fait beaucoup rigoler. { ci-
dessous une belle robe Boden à gros pois rose clair, oui, j’en ai trop. D’ailleurs je fais un
vide-dressing ce samedi ici
. Et le tome 6 du Retour à la Terre de Ferri & Larcenet }

Une discussion agréable qui parlait d’essoreuse à salade et de balle au prisonnier. Une
pièce d’un euro au fond des toilettes du bureau, le sens du mot primesautière. Aller lire
au soleil entre midi et deux, le dos contre un arbre, travailler sur une affiche champêtre
et hésiter longtemps sur les couleurs, la place des éléments. Le plaisir de faire du vélo
quand il fait ce temps. { ci-dessous le dernier album joli de Yann Tiersen que j’ai même
reçu dédicacé et les livres en cours.. dont le fameux Sel de la vie de Françoise Héritier }