Un parterre de mouchoirs et la tête dans un étau. Ma porte de bureau repeinte en rouge,
un gros pull rose pâle avec un peu de mohair. Trier mes chaussures et faire de la place
dans les cases. En faire partir deux paires dans des colis. Je me demande ce quelle est
l’odeur que l’on sent réellement, quand on dit que « ça sent la neige ». { ci-dessous le
travail de la céramiste d’origine britannique Vanessa Hogge. De magnifiques compositions
florales en porcelaine, à la fois brutes et minutieuses }

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Commencer dans le bus le premier tome de Vernon Subutex emprunté à Rosario. Se
retrouver en zone commerciale et boire quelques bières avec mes anciens collègues,
pas si loin des bureaux dans lesquels on a passé tant d’années ensemble. Rire beaucoup
comme avant. Des mêmes choses. Partir à pieds le long du Doubs pour un après-midi
de travail et discussions à Velotte, rejoindre à nouveau Elsa dans sa cuisine, et regarder
plus tard un vieux film d’horreur.  { ci-dessous une serviette à abeilles dorées et le petit
cintre-trombone des chaussettes Bonpoint }

Des chips italiennes et une belle fondue au fromage chez Elsa et ses amis du Roller
Derby, plusieurs bouteilles de vin. Les doigts gelés après le vélo, Il faut peut-être doubler
les gants comme les chaussettes. S’acheter aussi des pulls chauds, attendre le printemps.
Laisser filer les rêves trop flous qui se succèdent. Recommencer une cure de Millepertuis.
{ ci-dessous les belles photos de Sallie Harrison, elle s’intéresse aux lignes épurées et
géométriques de l’architecture californienne. De la lumière et des jolies couleurs pastels }

Une quinzaine de nouveaux podcasts, de quoi écouter pendant des semaines. Reparler
avec Rosario de la jeune stagiaire en drôle de jogging bouffant. Rentrer sous la neige
avec Marta. Prendre un thé du matin avec Virg encore en pyjama. Se choisir une couleur
de porte. S’étonner encore
des voix à la radio, qui sont différentes des visages imaginés.
Discuter un peu avec Fanny, de passage à Besançon pour son concours. { ci-dessous les
affaires roses du bureau, et le fauteuil en rotin rose également, avec ses beaux coussins }

Deux chiens qui mordent les tapis de mon bureau, vendredi puis samedi. Un voyage
en bus avec Damien, un Rougail saucisses et de la musique mexicaine. Écrire dans un
carnet retrouvé, trois œufs au plat, Etienne qui repart en Chine, rater quelques films au
cinéma et discuter un peu avec mon mini Google Home. { ci-dessous les photos de
Landon Speers, canadien installé à Brooklyn, dans le livre Wild Rose accompagné de
titres de musique electro-ambient composée par lui-même }

Le givre du matin puis le soleil, un peu. Très déçue par Meaulnes au théâtre, à peine
moins par Pierre et le Loup. Je retiens le bruit de l’orchestre qui s’accorde et les drôles
de costumes des chasseurs. Un peu de vin avec Elsa, une grande table en Formica rouge
puis une assiette ThaÏ avec du tofu. Relire le poème de Prévert avec les escargots qui vont
à un enterrement. { ci-dessous le bocal rempli des bonbons de mon enfance et le beau
portefeuille que j’ai reçu en cadeau après la perte de mon porte-carte une nuit de novembre }

J’ai mis trop de sucre dans mon yaourt, et les Gavottes posées à côté du lavabo ont
aspiré l’eau de la vaisselle égouttée. J’ai aussi cassé mon essoreuse à salade avec la
roquette de mes sandwiches. Elle faisait partie des objets que je possède depuis longtemps.
On achète pas souvent une essoreuse à salade{ ci-dessous les photos de la jeune slovaque
Maria Svarbova, diplômée en archéologie et restauration. Des scènes pâles et souvent
pastels de piscines municipales très esthétiques et le reflet en miroir dans l’eau lisse }