La nuit j’entends la pluie très forte et le vent. Et encore quelques chat se battre. Les
moustiques arrivent, je branche la citronnelle pour être tranquille. Toute la journée
quelqu’un sifflote depuis la grande cour, mais je ne le trouve pas. Je rêve de tablettes
de chocolat aux goûts étranges et je ne me maquille presque plus. Un resto décevant
ce midi avec Victor. { ci-dessous les photos de la norvégienne Kristine Norlander, qui
travaille au smartphone et traduit de façon simple et minimaliste son environnement }

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Revoir une grande cousine, sous le parasol avec les petits fauteuils en rotin. Rentrer vite,
être encore enfermée dehors, sauvée par la baby-sitter des voisins. Écouter Supertramp
sérieusement, faire beaucoup de siestes et manger toujours pareil. Boire un thé toute seule
en terrasse avant d’aller au marché du dimanche matin, terminer mon livre, rentrer avec un
tout petit saucisson très sec et un melon.Croiser le gentil caviste qui ouvre, rater le marché
des créateurs et redescendre la rue, être triste pour la jeune serveuse qui a renversé tout
son lourd plateau. { ci-dessous les photos de la belle et vieille maison de Bourgogne }

Un vendredi gris, un retour dans la belle maison de Dole. Croiser plusieurs aveugles
entre chez moi et le bureau.
J’ai enfin trouvé une petite cagette en bois dans la rue
pour accrocher au porte-
bagage de mon vélo, un autoportrait dans le miroir de la vieille
armoire d’une des chambres de l’étage et une petite panthère noire qui s’appelle Jean-
Paul. { ci-dessous la série Under The Sun de l’australien Dean West. Des photos
minutieuses de plages, parasols et touristes, avec une grande netteté et précision }

Aimer le beau film de Christophe Honoré et toutes ces petites choses déjà oubliées
des années 90. Un paquet de Dinosaurus, du vin italien, un orage tous les soirs. Regarder
avancer la grosse barrière de nuages noirs à l’abri sous les arcades. Le vent qui souffle
et crée des petites vagues sur le Doubs, les rafales de pluie. De nouveaux draps colorés,
une nouvelle jupe à rayures de la poste aérienne en coton solide. { ci-dessous les jolies
trouvailles du magasin Søstrene Grene et les feuilles de basilic fraîchement coupées }

Partir à six jusqu’aux terres natales bourguignonnes de la famille de Virg. L’excitation
du départ, des vaches grises sur la route, la découverte de la très vieille maison en pierres
qui va fêter ses 200 ans. Du champagne, un tiramisu aux fraises, le gentil fantôme Jean-
Philibert, les vieux livres au grenier. Beaucoup de viande au barbecue, chanter Vent frais
en canon. Au matin, du thé sans faux-col, le sourire tout doux du petit Victor, Lenny qui court,
le soleil brûlant, et l’eau fraîche du tuyau d’arrosage { ci-dessous les photos de la jeune
autrichienne Nina Keirath, qui explore les couleurs chaudes de l’Atlas et du Sahara au Maroc }

Grimper un peu hier en fin d’après-midi pour lire et écrire au calme et à l’ombre. Les
fourmis qui s’attaquent à mon sac en papier de flocons d’avoine. Le soleil qui se couche
sur la rosace de la cathédrale Saint-Jean en redescendant. Glisser ses jambes du côté
de la couette fraîche au réveil. Un gros pain de tradition et deux bouteilles de vin pour
le week-end, le soleil de midi. { ci-dessous le mini-spray OUAI qui rend un peu fous mes
cheveux tous courts et la vieille collection de timbres du monde entier trouvée par Nathan }

J’ai rêvé que j’avais écris un livre qui se vendait très bien mais sous un faux nom et
personne ne savait que c’était mon histoire.. même moi je n’y croyais plus vraiment.
Je prépare une liste de courses pour le week-end champêtre en Bourgogne, j’ai envie
de jupe longue et de macédoine de légume. Cette fois-ci je suis rentrée sous le déluge,
les sandales enfoncées dans les immenses flaques d’eau très fraîche tombée du ciel.
Le parapluie inefficace, mon bon pain bio aux graines trempé. { ci-dessous les photos
de l’italien Gustav Willeit, habitué aux paysages alpins, il voyage à travers le monde
pour capturer de belles images aux points de vues inhabituels et contrastés }