Drôle de tourbillon de fin d’année. Les belles chaises du Vitra Design Museum et la
route du retour d’Allemagne sous le déluge. Des courses entièrement bio et préparer
des cookies pour le nouvel an en buvant déjà du champagne. Partir plus tard que
prévu jusqu’en Côte d’Or et faire un super repas. Le dortoir des copains, le vent qui
hurle, ma toux qui ne part pas, le retour à la réalité. { ci-dessous le super dictionnaire
optimiste conseillé par François et les bons conseils de Psychologie pour les créatifs }

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J’ai eu une belle valise bleu glace, solide pour prendre l’avion. Ma gorge brûle, mes
mâchoires sont crispées, ma clavicule droite est douloureuse et ma tête cogne. Grippe
de Noël. La nuit, j’entends la pluie sur la vitre du Velux. J’ai chaud puis froid. Je rêve de
plein de choses. Un très vieux piano abandonné, un magasin de tranches de saucisson,
je dresse une souris et une piscine à deux étages. { ci-dessous la série de la japonaise
Yoko Naito, vivant à New-York puis Berlin. La fameuse Coney Island au sud de Brooklyn
ses parcs d’attraction et sa plage enneigée et désertée }

Un gin rose fabriqué à Fougerolles, une grande table ronde au restaurant, de bons
gyozas au poulet. Thiéfaine dans la playlist du petit matin, des clémentines au lit,
revoir Fleabag en entier et découvrir la folie de la famille Flowers. La grève des trams,
la gare à pieds avec tous les cadeaux, manger, dormir. Du millepertuis et de l’huile
essentielle d’arbre à thé. { ci-dessous ma jolie veste tailleur à tous petits pois doublée
de rayures et le dernier Vargas prêté en septembre par Milou }

J’ai récupéré la vieille terre de l’énorme pot du palier pour replanter les pousses que
Marta m’a donné. Il avait l’air d’être là depuis des années. J’ai cuisiné une grosse
courge Butternut et des spaghetti de carottes, je n’aime pas la cannelle. Ni l’odeur,
ni le goût, ni le nom. J’ai rêvé que je faisais des études pour être ostéopathe. Etienne
arrive ce soir, ensuite ce sera Noël, ensuite ce sera bientôt 2018. { ci-dessous les
peintures à l’huile et au fusain hyper-réalistes de
Stephanie Buer, basée à Portland.
Elle explore les bâtiments abandonnés de Détroit ou les zones urbaines délaissées }

J’ai pris l’habitude de faire un petit tour le long du Doubs en allant chercher trois
gros solognots à la boulangerie. L’eau est marron, les hérons gris. Marcher fait
du bien et réchauffe avant une longue journée assise. Je mets mes écouteurs pour
ne pas entendre la musique de Noël diffusée dans la rue. J’ai reçu ce matin une
lettre de Marion avec une jolie petite tête de chat. { ci-dessous le joli agenda 2018
bleu ciel de chez Kikki.K, tout est possible ! Et ma collection d’albums de Godspeed
You! Black Emperor
, mes chouchous canadiens de chez Constellation }

À nouveau un bon repas chez Najat, du canard délicieux et une purée maison. Un
samedi soir à trois dans le canapé à regarder des vidéos et boire du champagne.
Travailler un peu dimanche, prendre soin de mes chaussures et un dimanche soir
au bar sous les guirlandes encore à trois. Un gros chat blanc dans la cour, puis un
gris. Ils n’ont pas l’air de bien s’entendre. { ci-dessous les photos de Jeffrey Milstein,
qui nous donne un autre point de vue sur New-York depuis un hélicoptère. L’archi-
tecture de la ville vue sous forme de lignes symétriques et géométriques }

Une blanquette de veau qui mijote chez Najat, une petite place sous le parapluie d’un
inconnu le temps de descendre la rue Battant, Nils qui fait danser les gens, deux restos
qui finissent au bar, les anciens collègues qui ne changent pas, les nouveaux qui vont
partir, des petits cadeaux, toujours la plus jeune à table. Peu de sommeil, les collages
surréalistes de Max Ernst et de la pâte à modeler Playfoam. { ci-dessous le Doubs bien
bleu qui coulait à Dole cet été et les feuilles du catalpa de l’Aquaparc avec les enfants }