Une bière au comptoir pour la ré-ouverture du bar à Hôp. Un petit tour à la piscine le
lendemain matin, juste à côté de la maison. Des longueurs en écoutant des podcasts.
Entamer un nouveau puzzle sur la table du jardin, les amis de Suzanne qui dorment
sous la tente. Un brioche aux pralines, un gâteau aux pommes avec une poire et du
caramel. La cressonnette qui pousse à vue d’œil, de la gym avec un gros ballon. { ci-
dessous une porte, pas loin de chez nous, et le lilas qui date du confinement }

Un dossier d’appel d’offre qui prend tout mon temps, une visite de péniche, de maison
Bulle dans un grand jardin et les immenses chaises du parc de l’ancienne Rhodia. Des
chaussures avec une douce fourrure à l’intérieur, de la polenta, de la spiruline, la reprise
des projets. L’attente de mon lecteur mp3 qui va sous l’eau, un film avec une héroïne sur
un chameau. { ci-dessous les très mignonnes créatures en laine cardée de la moscovite
Nastasya Shuljak, ancienne artiste de théâtre et professeur d’art très modeste }

{ Repartir dans les Alpes, les toutes petites routes où deux voitures ne se croisent pas,
un grand chalet en bois, ancien refuge. De la gentiane, un lac bleu, une table de treize,
quatre chambres, un pompom avec des fleurs et des jeux de société. Trier les photos,
retourner au ciné, un film pour l’été. Commencer un puzzle de mille pièces, commander
de nouvelles gélules, terminer tous les podcasts, une garden party, un saucisson fumé,
des chamallows, des cookies à l’huile de coco. Recoudre des masques, la rentrée. }

{ Des tickets de piscine, quelque mûres et une étoile filante. Deux iles, les cratères de
la lune au télescope, les racines et le tronc d’un vieux magnolia. Des veaux sur notre route,
trois petits coquillages noirs et striés, une grande lessive qui sèche au soleil. La grosse
lune rouge qui se lève, un studio quai de Saône comme quand j’avais 18 ans, une dame
avec la même robe verte que moi. L’ombre des tombes, une photo de mes 18 ans avec
les cheveux longs et un presse ail, plusieurs puzzles et un train qui part sans nous }

Faire chauffer le beurre pour en faire du ghee. Un bilan sanguin, des petites bandelettes vertes
pour contrôler le pH, du fer, du magnesium et de la vitamine C. Aller au cinéma toutes les semaines,
un long plateau en céramique cassé, un coffre blanc et des siestes. Des bougies d’anniversaire
colorées, teindre les cheveux de Suzanne en violet et me fabriquer une fine ceinture en tissu. Le départ à vélo jusque dans la Drôme, le long du Doubs, de la Saône puis du Rhône. Retour dans un mois ! { ci-dessous deux jolies tasses du matin, la plante de la chambre et des trousses cousues main }

Revoir Houda et boire du vin blanc, préparer des club-sandwichs pour un pique-nique
du midi, des poules qui ont soif, des crevettes marinées et des confettis. Charger la voiture
et partir camper à Morteau, les nuits froides, les touristes du saut du Doubs, une friture, des
moulins souterrains, le train Suisse, le lac de Neuchâtel et les gorges magnifiques de l’Areuse.
Avoir envie de faire du pédalo. Tremper les noisettes une nuit dans l’eau, boire du jus de citron
et préparer le départ proche à vélo. { ci-dessous les forêts gelées de l’allemand
Heiko Gerlicher }

Faire un collage avec des poissons pour maman. Partir à Dole, porter un masque dans
le train. Aller regarder Lou et Nino jouer dans l’eau au barrage, choisir trois très beaux
tissus pour des robes. Revenir, accueillir Elsa, discuter dans le jardin puis descendre
manger indien. Pédaler jusqu’à Chalèze, arriver pour le dessert, nager un tout petit peu
et rire dans l’herbe en pente. Les avions qui passent, pas haut. Un repas sénégalais à
Velotte. { ci-dessous des muffins pommes caramélisées et une trousse cousue main }

Un peu plus de vent pour aller chercher mon vélo avec des freins neufs, crever un pneu en
rentrant hier soir. La fête à Hôp dans la cour, plier le fanzine et faire un petit puzzle avec une
petite Lou, Sacha et Tim. Des grosses bruschettas aux aubergines, la piscine juste à côté de
chez moi avec presque personne. Nager le vendredi matin puis le dimanche après-midi, juste
avant la fermeture de l’été. Aller voter en déposant un grand rouleau de papier brun au bureau.
{ ci-dessous les froides photos de Martin Cox, ce que la neige laisse entrevoir du paysage }

Un repas du dimanche dans le jardin. Monter un petit fanzine pour Hôp Hop Hop, rédiger
un inventaire comme Prévert et faire un collage. Laisser mon vélo en révision à Velotte et
rentrer à pieds sous le soleil très chaud. Déjà laisser les volets fermés pour la journée en
allant travailler. Une petite robe verte avec plain de cœurs blancs, Une série drôle et
loufoque, (presque historique) sur Catherine II de Russie. Et juillet qui arrive. { ci-dessous
les carnets Moleskines pour noter mes rêves et les portes-savons jaunes et bleus aussi }

La pile de caisses de bouteilles du brassin 52 qui attend dans le couloir, les nouveaux
grands rideaux blancs, le dénoyauteur de cerises. Des lunettes de soleil à ma vue, qu’il
faut enlever et remettre. Marcher quinze kilomètres le dimanche puis acheter des vraies
baskets. La manif, le lourd soleil qui se transforme en orage. { ci-dessous la superbe série
du taïwanais
Bo Wen Huang, parti dans une ancienne usine désaffectée au cœur de la forêt.
Une atmosphère bleutée et silencieuse, le désordre et la nature qui reprend ses droits }