Deux super bons pains de Terre de Pains récupérés à Hôp le vendredi, avec des graines
de lin. Une vidéo de Copain du Web sur le Canvas et cette boutique qui en vend des trop
beaux. Des averses, partir en réunion à vélo, revenir dans la nuit, au téléphone avec maman.
Encore un aller avec la voiture remplie, ranger, trier, jeter beaucoup. Aligner les livres. Ne pas
avoir le temps. Un article rigolo où je raconte mon expérience à Hôp. { ci-dessous le travail du
coréen Seunggu Kim, qui documente les transformations de son pays à travers ses photos }

Marion qui m’envoie une annonce pour acheter une perruche sur le Bon Coin, retrouver
des échanges de mails avec maman pendant la durée de mes six mois passés à Montréal
imprimés il y a quinze ans. Jeter beaucoup de papiers, apporter beaucoup de vêtements,
manteaux, chaussures et sacs à la Recyclerie. Monter à vélo voir mon ostéopathe qui trouve
la raison pour laquelle je suis tombée. Travailler là-dessus pour avancer et avoir la tête qui
tourne un peu. { ci-dessous le manteau gris de cet hiver et un de mes collages de fin 2019 }

Un peu de répit avec la pluie. J’aimerais que la terre sèche. Retrouver chez le coiffeur
les jolies bouteilles de sirop trouvés pour l’anniversaire de Fanny ! Un thé au pop corn,
un autre au pamplemousse, encore une robe longue, mais avec des manches courtes.
Fermer de plus en plus de cartons, vider le congélateur petit à petit. Sur le départ. { ci-
dessous les photos de Christophe Urbain, strasbourgeois. Des séries diversifiées du
portrait au reportage en passant par la nature morte, un travail épuré et frontal }

Un dimanche au lit, la pluie qui n’arrête plus. Mes mains qui sèchent et les plis des
empruntes digitales qui se reforment sur ma peau. Un documentaire effrayant sur le
Goulag soviétique du XXe siècle et une série flamande avec un jury d’assises composé
de douze citoyens cherchant la vérité. Le vent qui fait claquer la barrière et les volets,
sortir en pyjama. La réunion du lundi soir et un critéruium qui disparaît. { ci-dessous le
joli klaxon bleu turquoise de mon vélo et les housses et sacoches cousues à la main }

Remonter chaque jour maintenant, avec un sac à dos et mon panier de vélo remplis d’objets
disparates. Leur trouver une place en rentrant. Mettre mes livres en carton, dépoussiérer.
Retrouver par hasard une vieille carte postale d’avril 1945, adressée par une jeune Marie-Louise
à son avocat, depuis la maison d’arrêt de Vesoul. Un cake au miel, avec des figues et des noix.
Un crumble d’oignons et d’échalotes avec du thym.
{ ci-dessous les photos de l’anglais Paul
Thompson
, spécialisé dans le paysage côtier. Une belle approche minimaliste et graphique }

Les cartons qui s’empilent déjà, le vent froid et la pluie. Reprendre le bus, re-noter mes
rêves quotidiennement. Planifier un petit voyage à Paris début avril, chercher du sirop de
pêche bio partout, acheter finalement trois fromages. du Pecorino Pepato de l’Abondance
et du Saint-Nectaire. Répondre enfin à tous mes mails en retard, deux grands nouveaux
plaids et des patates qui germent très haut. { ci-dessous mon masque de Chat du Cheshire
pour la soirée Alice aux pays des Merveilles et des jolis carnets des Editions du Paon }

Retourner au cinéma pour voir La cravate, drôle de documentaire très intimiste. Prendre
en photo la bière n° 50 dans le soleil qui se fait rare, terminer des paniers en tissu et une
trousse de voyage. Ranger la machine à coudre, lui trouver une place. Découper des bouts
de chaussettes dépareillées, rater les choux pour les profiteroles mais en manger quand
même.
{ ci-dessous les tartes géométriques de Lauren Ko, pâtissière de Seattle, qui fait
de ses tartes des œuvres graphiques et colorées magnifiques ! }