Les photos des filles du Roller Derby, une immense salle de billard presque vide. Les
portes de saloon des toilettes, les petits carrés de craie. Un sandwich au thon, un beau
ventilateur jaune en métal. Partir à vélo le midi pour une pause le long du Doubs, les
canards un peu agressifs, préparer le sac pour Saint-Etienne avec des pots de cancoillotte.
{ ci-dessous le travail de Bella Foxwell, qui répertorie les plus belles portes de Londres
en arpentant les rues de la ville à la recherche de couleurs, formes et fleurs }

Publicités

Un tout petit coup de soleil sur la nuque. Une grande maison toute seule au milieu des
immeubles, deux cochons d’Inde et un bel escalier en bois. Des cerises charnues, mes
ballerines roses, regarder l’orage bien à l’abri sous les arcades. Préparer des courgettes
au Massalé réunionnais. Coller sur les murs de grandes affiches avec plusieurs textes.
Choisir celui de Prévert qui parle du temps perdu au travail. { ci-dessous mon pin’s Copain
du Web, une super chaîne YouTube qui me fait rire, et une robe Boden à pois roses clair }

Dégoter un grand pot blanc à petits pois roses pour replanter la ciboulette. Partir lire
dans l’herbe haute, retourner au même endroit le lendemain pour un pique-nique avec
Damien et Elsa, se déplacer régulièrement pour rester à l’ombre, prise d’assaut. Croiser
Romain et son gros chien beige, rentrer dans la lumière du soir. Je continue à presser
toutes sortes de fleurs puis à les accrocher aux murs blancs. { ci-dessous les belles
photos de la marseillaise Charlotte Lapalus, pleines de poésie et d’humanité }

La période chaude est arrivée sans que l’on ne s’en rende compte. Les fenêtres
ouvertes toute la journée, la couette d’hiver remisée, shorts en jean et sandales, crème
solaire, le linge qui sèche en un après-midi. Une ballade avec plein d’oiseaux en cage
et le cri d’un paon. Un beau bouquet de fleurs, des morceaux de pastèque grignotés
avec Sacha, un cake avec trois légumes. Une inquiétante série sur la catastrophe nucléaire
de Tchernobyl. { ci-dessous mon joli nouveau tee-shirt à tigres et un canotier pour l’été }

Filer au ciné en vélo pour voir Bill Murray et Adam Driver lutter contre des zombies de
fin du monde. Bien rigoler grâce à deux ou trois répliques ou scènes répétitives. Les
croissants du matin, le sommeil très profond. Le vrai pigeon de dimanche, paniqué
dans la salle de vote, et la pâte à bretzels doublement levée au soleil dans la chambre.
{ ci-dessous les photos de Ron Jude, reparti à Lago, dans le désert Californien de son
enfance pour explorer sa mémoire, le lien entre le lieu et l’identité à travers le récit }

Tenter de rejoindre Virg à vélo sans trop savoir où elle est, une troupe de théâtre assez
insupportable, Jordan derrière une porte. Damien, le pianiste de ma classe de lycée. Le
vendeur de sandales un peu énervant mais qui nous a bien fait rire, encore du soleil en
terrasse. Un restaurant du soir délicieux à quatre, les choses qui se déroulent simplement,
le meilleur samedi soir depuis longtemps. { ci-dessous mes nouvelles sandales Salt-Water
bleues marine et une crème l’Occitane qui sent bon l’été et la pivoine }

Une terrasse de vendredi soir avec un air de plage, le retour des sandales, deux truites
sous plastique. Une longue nuit de sommeil, le ciel qui se couvre et le bruit futuriste des
voitures électriques. Apercevoir la pile de billets de banque dans la gueule du distributeur
et Google Home qui me dit ça marche ! ce matin au lieu de son sempiternel d’accord.
{ ci-dessous le travail du grec George Marazakis, qui photographie des paysages et
témoigne de l’effet dévastateur de l’humanité sur son environnement }