Grand soleil un vendredi. C’est la période où, à un moment de la journée, l’intérieur
des maisons devient plus froid que dehors. J’écoute un nouveau podcast où Justine,
11 ans, raconte son entrée au collège et le début de la sortie de l’enfance. Je pense
à Lou. J’ai vu aussi le documentaire qui parle de l’école spécialisée de Nino. Il à l’air
d’être entre de bonnes mains. { ci-dessous les photos de Yuri Andries, basé en
Belgique, qu’il rapporte de ses différents voyages : Inde, Îles Canaries, Portugal.. }

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Olive est passé me voir, je pendais mon linge, les fenêtres ouvertes. On est partis faire
le tour de la boucle du Doubs en discutant. J’ai fait fondre les oeufs au chocolat de
Pâques pour fabriquer des gâteaux. Je ne sais pas comment je me rappelle qu’Ithaque
est l’île d’Ulysse et Pénélope. Le soir en rentrant du bureau, mes yeux piquent. Sur mes
poignets, je mets quelques gouttes du mélange d’huiles essentielles préparés par ma
maman pour bien dormir. { ci-dessous les pois cassés qui trempent avant la soupe et
le chou rouge râpé en salade, avec des pommes, des noisettes et des radis }

Du soleil derrière la vitre du train, un damier d’échecs sur le gâteau au chocolat et les
jolis poissons de Nino accrochés dans le dos. Une ballade au bord du canal, l’écluse
sans bateaux. Aller à la fête foraine bruyante et s’amuser quand même, crier et rire
dans le manège qui accélère avec Lou qui me serre. { ci-dessous les photos de la
parisienne Julie Bourges, une démarche introspective à travers laquelle elle questionne
son rapport à la famille, la mémoire et la nostalgie, entre abstraction et onirisme }

L’anniversaire de Victor, alors encore du punch. Le petit livre en tissu que Virg est en
train de coudre pour son neveu qui s’appelle aussi Victor, les belles bottes de pluie et
une robe kaki à pois dorés pour l’été qui viendra. Je viens de finir un petit Moleskine
noir rempli de récits de mes rêves de novembre 2014 à aujourd’hui. Je continue à
prendre une photo par jour. { ci-dessous les petits sablés au beurre salé empilés et
ma nouvelle ceinture toute simple en très beau cuir }

J’ai raté Lady Bird au cinéma parce que je veux me coucher trop tôt. La coiffeuse m’a
encore fait des cheveux frisés qui tiennent tous seuls mais ça ne dure pas longtemps.
Je réponds à la longue lettre de J. reçue il y a une semaine, il me décrit sa cellule. Je
peux refaire un peu de vélo quand il ne pleut pas, j’échange de longs mails qui font du
bien avec Chloé. { ci-dessous le travail de Doug Rickard A New American Picture  :
une série de clichés documentaires capturés sur Google Street View avec son oeil de
photographe et une forte critique sociale }

Une moussaka géante avec un rosé naturel tout doux qui ne donne pas mal à la tête.
Le soleil du samedi après-midi, s’amuser avec la poudre pour cheveux, écouter des tubes
de dance de nos années 90, danser, jouer de la flute à bec, chanter. Le soleil qui se couche
une heure plus tard et des torsades à la pâte feuilletée avec vraiment beaucoup d’ail. { ci-
dessous mes chaussures fabriquées à la main en Israël et ma nouvelle petite bouteille d’eau
rose et sans mauvais plastiques à emporter partout avec moi }

J’ai reçu des nouvelles chaussettes aux couleurs très vives. Elles sont dans une belle
boite jaune en carton épais. Ce matin je n’ai pas réussi à obtenir des places pour le
concert de Thom Yorke à Lyon, elles sont toutes parties en quelques minutes. J’ai rêvé
plusieurs fois de cabanes et aussi de voyages dans des villes étrangères. J’ai eu un oeil
enflé.. il paraît que c’est parce que je ne voulais pas voir l’évidence. 
{ ci-dessous les
photos de la néerlandaise Annabel Oosteweeghel et sa série Old Love, six couples de
fiction mis en scène à travers de fausses histoires imaginées par la photographe }