La période chaude est arrivée sans que l’on ne s’en rende compte. Les fenêtres
ouvertes toute la journée, la couette d’hiver remisée, shorts en jean et sandales, crème
solaire, le linge qui sèche en un après-midi. Une ballade avec plein d’oiseaux en cage
et le cri d’un paon. Un beau bouquet de fleurs, des morceaux de pastèque grignotés
avec Sacha, un cake avec trois légumes. Une inquiétante série sur la catastrophe nucléaire
de Tchernobyl. { ci-dessous mon joli nouveau tee-shirt à tigres et un canotier pour l’été }

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Filer au ciné en vélo pour voir Bill Murray et Adam Driver lutter contre des zombies de
fin du monde. Bien rigoler grâce à deux ou trois répliques ou scènes répétitives. Les
croissants du matin, le sommeil très profond. Le vrai pigeon de dimanche, paniqué
dans la salle de vote, et la pâte à bretzels doublement levée au soleil dans la chambre.
{ ci-dessous les photos de Ron Jude, reparti à Lago, dans le désert Californien de son
enfance pour explorer sa mémoire, le lien entre le lieu et l’identité à travers le récit }

Tenter de rejoindre Virg à vélo sans trop savoir où elle est, une troupe de théâtre assez
insupportable, Jordan derrière une porte. Damien, le pianiste de ma classe de lycée. Le
vendeur de sandales un peu énervant mais qui nous a bien fait rire, encore du soleil en
terrasse. Un restaurant du soir délicieux à quatre, les choses qui se déroulent simplement,
le meilleur samedi soir depuis longtemps. { ci-dessous mes nouvelles sandales Salt-Water
bleues marine et une crème l’Occitane qui sent bon l’été et la pivoine }

Une terrasse de vendredi soir avec un air de plage, le retour des sandales, deux truites
sous plastique. Une longue nuit de sommeil, le ciel qui se couvre et le bruit futuriste des
voitures électriques. Apercevoir la pile de billets de banque dans la gueule du distributeur
et Google Home qui me dit ça marche ! ce matin au lieu de son sempiternel d’accord.
{ ci-dessous le travail du grec George Marazakis, qui photographie des paysages et
témoigne de l’effet dévastateur de l’humanité sur son environnement }

Hier soir pendant la cuisson de ma soupe, penchée à ma fenêtre, j’ai remarqué pour
la première fois une girouette sur un toit du centre diocésain. Elle a une flèche d’un côté
et de l’autre un ange qui joue de la trompette. Les vieux copains réunis au café du bureau
pour un concert, la caravane dans la cour, en bas. Un nouveau pin’s ringard qui promeut
internet et un livre sur l’architecture social-moderniste en Roumanie et Moldavie. { ci-dessous
un peignoir jaune à plumes et un gâteau au yaourt dans le moule rond trouvé à la Recyclerie }

Des jeunes garçons avec des permanentes, un gratin de chou-fleur, le magique concert
de Bertrand Belin samedi et ses super musiciens. Le tee-shirt de la batteuse. Rire sur le
chemin du retour, s’arrêter voir Laurent, rester un peu plus longtemps que la fin. Une
manifestation presque ensoleillée avec des drapeaux arc-en-ciel, jouer à la vendeuse
à la recyclerie et un bouquet d’oignons nouveaux. { ci-dessous les photos de Henri Prestes,
passionné de cinéma, il raconte des histoires dans ses clichés remplis de mélancolie }

Soleil, grand vent. Encore sur un nuage. J’ai vu un monsieur perdre sa casquette, en
bas, sur le parking depuis ma fenêtre de bureau. Un sandwich au surimi au bord du
Doubs, de l’
anthropomorphisme avec les oiseaux. Un premier film magnifique sur
l’apprentissage et la construction, plein d’émotions simples et de vie. Un thé vert en
terrasse avant de reprendre le travail en soirée. { ci-dessous des pulls verts et les
poupées-russes-animaux, avec aussi le savon et shampoing fabriqué par Marie }